L'Isle-Adam, une escapade charmante – Près de Paris, un joyau du tourisme responsable

L'Isle-Adam : Culture, Nature, Calme & Accès Facile

L'Isle-Adam, escapade charmante à seulement 30 kilomètres au nord de Paris, blottie au bord des rives de l’Oise – un joyau caché où le temps s’arrête et où la nature s’impose en maître.
Souvent éclipsée par des destinations plus célèbres comme Versailles ou Chantilly, cette ville pittoresque offre un mélange parfait de tranquillité, d’aventures en plein air et d’un accès facile. Que vous soyez un Parisien en quête d’une bouffée d’oxygène, un voyageur en quête d’une escapade authentiquement française sans la foule, ou un visiteur souhaitant découvrir Paris sans ses désagréments (bruit, chaleur, prix), L’Isle-Adam saura vous séduire.

Avec ses forêts luxuriantes, son charme historique et ses liaisons ferroviaires directes et rapides vers Paris, il n’est pas surprenant que ce lieu gagne en popularité auprès des initiés. Dans ce guide, nous vous dévoilerons pourquoi L’Isle-Adam doit figurer sur votre prochaine liste d’escapades – des meilleurs sentiers de randonnée aux pique-niques au bord de l’eau, en passant par ses sites culturels méconnus et des conseils pratiques pour vous y rendre sans stress.

Pour en savoir plus sur ce qui fait de L’Isle-Adam une destination si unique.

L'Isle-Adam, escapade charmante, possède également une longue histoire

L'Isle-Adam avant les Princes de Conti (900 à 1632)

L'Isle-Adam est habitée depuis la Préhistoire, comme en témoignent des outils paléolithiques, des monuments néolithiques et des sépultures de l’Âge du Bronze. À l’Antiquité, le village de Novientum (aujourd’hui le quartier de Nogent) formait le noyau originel de la ville et resta continuellement occupé jusqu’à la période gallo-romaine.

Au Moyen Âge, Nogent dépendait de l’Abbaye de Saint-Denis. Les raids vikings conduisirent à la construction d’un fort sur l’Île du Prieuré au IXe siècle. Après le traité de 911 mettant fin aux principales incursions vikings, le château fut confié à Adam de Moussy, fondateur d’un prieuré en 1014 et ancêtre des seigneurs de L’Isle-Adam. Sa lignée marqua la région, fondant des institutions religieuses comme l’Abbaye du Val. Affaiblie par la Peste noire et la Guerre de Cent Ans, la seigneurie fut vendue en 1364 à la famille des Villiers.

De 1364 à 1527, les Villiers agrandirent et embellirent le domaine, accueillant des rois et construisant l’église Saint-Martin. En 1527, le domaine passa à Anne de Montmorency, marquant un renouveau Renaissance. Le château fut reconstruit, les visites royales se multiplièrent et la ville se développa autour du commerce fluvial sur l’Oise, axe commercial majeur.

Pendant les Guerres de Religion, L’Isle-Adam changea plusieurs fois de mains avant d’être restaurée et réparée sous Henri IV. Au XVIIe siècle, après l’exécution d’Henri II de Montmorency en 1632, le domaine passa à la maison de Condé, puis à la branche Bourbon-Conti, restant dans cette famille jusqu’à la Révolution française.

L’Isle-Adam sous les Princes de Conti jusqu’à la Révolution (1632 à 1790)

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, L’Isle-Adam connut un âge d’or sous les Princes de Conti, devenant une résidence prestigieuse rivalisant avec Chantilly. Malgré des incendies en 1661 et 1669, le domaine fut agrandi et embelli, notamment par le célèbre Grand Conti. Au XVIIIe siècle,

Louis-François de Bourbon-Conti transforma le château en une résidence raffinée dédiée à la chasse et aux fêtes, accueillant des figures telles que Jean de La Fontaine et le jeune Wolfgang Amadeus Mozart. Il resta un haut lieu aristocratique jusqu’à la Révolution.

Le dernier seigneur, Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti, agrandit le domaine mais s’endetta lourdement, vendant peu à peu ses biens tout en conservant l’usufruit jusqu’à sa mort(1). La famille Bergeret de Grancourt développa le domaine de Cassan et soutint des artistes comme Jean-Honoré Fragonard.

Pendant la Révolution, les troubles poussèrent le prince à l’exil, la confiscation des derniers biens(1), puis son emprisonnement avant son départ pour l’Espagne, où il mourut en 1814, mettant fin à des siècles de domination aristocratique. En 1789, la ville adopta les revendications réformatrices, forma une Garde nationale et élut son premier maire. Les tensions religieuses suivirent la Constitution civile du clergé : l’église devint un Temple de la Raison, bien que des reliques importantes aient été préservées. Le château des Conti fut démantelé et rasé, et la mairie s’installa rue Saint-Lazare.

(1) L'Isle-Adam et Louis XVI : une histoire méconnue
Le 7 octobre 1783, Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti vendit le reste de son domaine au comte de Provence, Louis-Stanislas-Xavier (futur Louis XVIII), frère du roi Louis XVI, agissant en tant que mandataire royal. Le contrat fut signé au château de Choisy, dans l’appartement du roi, sous les conditions suivantes :
1/ Le comte de Provence, agissant comme prête-nom, n’aurait que l’usufruit à vie.
2/ Louis XVI aurait la nue-propriété des seigneuries de L’Isle-Adam, Nogent, Valmondois, Parmain, Jouy-le-Comte, Champagne, Presles, Fontenelle, Boulonville, Stors, Chaumont-en-Vexin, Trie, Mouy, Méru, Mantes, Meulan, Pontoise, Auvers, Beaumont, Chambly, etc. ; mais il déclara ne pas vouloir les intégrer au domaine de la Couronne et souhaitait les posséder séparément pour en disposer à sa guise.
3/ Le prince de Conti se réservait le droit d’utiliser les châteaux et parcs d’Isle-Adam, Stors et Trie jusqu’à sa mort, ainsi que la chasse et la pêche dans les forêts et rivières d’Isle-Adam et d’autres terres du Vexin.
4/ Le roi Louis XVI devait lui verser une somme de 1 480 000 livres, majorée d’intérêts, jusqu’à paiement intégral.
5/ Le 8 juillet 1789, le roi Louis XVI et Monsieur (le comte de Provence) acquirent du détenteur du prieuré de Saint-Godegrand de l’Isle-Adam les droits de haute justice qu’il revendiquait sur les territoires d’Isle-Adam, Nogent et autres, ainsi que la propriété de 8 arpents 11 perches (environ 2 ha) de bois dans la forêt, en échange d’une rente annuelle de 14 septiers de blé, mesurés à la Parisienne. Plus d’informations dans les Archives départementales du Val d’Oise et M. Botto – Association Les Amis de L’Isle Adam.

Naissance d’une ville bourgeoise : L'Isle-Adam, escapade charmante au XIXe siècle

Au XIXe siècle, L’Isle-Adam se relève lentement de la Révolution et se transforme en une ville bourgeoise sous le nom de « L’Isle-Adam Charming Getaway ». Sous l’impulsion de Charles Dambry (maire de 1834 à 1869), la ville se modernise avec des travaux de voirie, des embellissements et la construction de l’actuel hôtel de ville, tandis que le père Jean-Baptiste Grimot restaure l’église Saint-Martin. Le village s’étend le long de la rive gauche de l’Oise, formant le centre historique. Puis l’urbanisation s’éloigne du noyau central, les parcelles se morcellent, et la commune se développe en quartiers de maisons individuelles.

Le domaine se parsème alors de manoirs et châteaux (Saut du Loup, Île du Prieuré, Commanderie, Cassan), attirant des artistes comme Honoré de Balzac, Jules Dupré et Théodore Rousseau. Le chemin de fer arrive en 1846, l’éclairage au gaz en 1879. La ville devient aussi un centre de production céramique et exploite ses carrières, employant plusieurs centaines de personnes.

Pendant la guerre de 1870, les troupes prussiennes occupent L’Isle-Adam et pillent la ville. Des résistants locaux s’opposent à l’envahisseur, mais des maisons et le château Ducamp sont incendiés. Les combats font plusieurs morts, commémorés par un monument situé sur l’Île du Prieuré, entre L’Isle-Adam et le village de Parmain.

L’Isle-Adam Charming Getaway au XXe siècle

Grande Rue de L’Isle-Adam en 1900La pharmacie est toujours en place

Au XXe siècle, L’Isle-Adam devient d’abord une station balnéaire réputée pour sa plage fluviale, très prisée des Parisiens dans les années 1930. Elle s’impose alors comme le « L’Isle-Adam Charming Getaway » des Parisiens.

Pendant la Première Guerre mondiale, « L’Isle-Adam Charming Getaway » n’est plus vraiment d’actualité

En septembre 1914, les ponts de la ville sont détruits pour ralentir l’avancée allemande. Des combats ont lieu autour de l’Oise, faisant des victimes et plongeant la population dans la précarité. L’armistice du 11 novembre 1918 est célébré, et le monument aux morts, inauguré en 1921, honore les cinquante-trois habitants de L’Isle-Adam morts pour la France.

L’Isle-Adam pendant la Seconde Guerre mondiale : une ville martyre, une ville de résistance, une ville décorée

Pendant la Seconde Guerre mondiale, L’Isle-Adam subit de plein fouet l’occupation. En juin 1940, la ville défend le passage stratégique de l’Oise grâce aux fortifications de la ligne Chauvineau, mais les habitants fuient face à l’avancée allemande. La ville est occupée, les maisons et le bois sont réquisitionnés, et la population vit sous le régime des restrictions, du couvre-feu et des patrouilles.

La Résistance locale s’organise dès 1942 contre le STO et les troupes allemandes. Les maquisards font dérailler des trains, mais plusieurs résistants sont capturés et exécutés, dont Jean-Charles Fritz et Géo Grandjean.

Le 1er ou 2 août, la BBC diffuse à trois reprises le message suivant : « Adam tremblera sur son île. » Mais à L’Isle-Adam, personne ne sait décrypter l’avertissement. Le jeudi 3 août, vers midi, la ville subit le bombardement le plus violent et meurtrier de ces mois tragiques. Pendant une demi-heure, plusieurs centaines d’avions déversent près de 3 000 bombes, écrasant Nogent et les bois de Cassan sous un déluge de fer et de feu. Les maisons de Nogent s’effondrent dans un nuage de poussière. Le 18 août, un nouveau raid aérien achève de tout détruire.

Les bombardements alliés d’août 1944 ravagent de nombreux édifices, dont les châteaux de Cassan et de Stors, et font 51 morts parmi les civils. Deux cents bâtiments sont totalement détruits à L’Isle-Adam, 340 autres endommagés. Par ailleurs, 1 500 habitants se retrouvent sans abri. L’hôpital est touché, le château de Cassan n’est plus qu’un champ de ruines, et celui de Stors, propriété du marquis de Montebello, est gravement endommagé. La ville est méconnaissable.

En réalité, les Alliés visaient les dépôts d’essence et d’équipements allemands cachés dans la forêt de L’Isle-Adam, et non les habitations du quartier voisin de Nogent. Les Allemands, avant de quitter la ville le 30 août 1944, exécutent d’autres résistants. L’Isle-Adam sort de la guerre à 40 % détruite.

Pour son courage et sa résistance, la ville est citée à l’ordre de la Nation et décorée de la Croix de Guerre avec étoile de bronze en 1948. De nombreux monuments et mémoriaux perpétuent aujourd’hui le souvenir de ces événements et de ses héros.

Depuis 1945, L'Isle-Adam, une escapade charmante

Depuis 1945, L’Isle-Adam a perdu une partie de son patrimoine avec la disparition des châteaux du Saut du Loup et de Cassan, démontés dans les années 1960 en raison des dégâts de guerre. Ces espaces ont été réaménagés pour donner naissance au parc Manchez (6 hectares en centre-ville), à l’école Balzac et au parc de Cassan. Le quartier de la Faisanderie accueille quant à lui des immeubles bas et espacés, tandis que celui de La Garenne, composé de pavillons individuels, est construit dans les années 1980.

La famille Poniatowski domine la vie politique locale depuis plus de 55 ans. Michel Poniatowski, député et ministre, fut maire de L’Isle-Adam pendant trente ans, puis son fils Axel depuis 2001, ont façonné une ville à l’image bourgeoise et résidentielle, privilégiant la qualité de vie aux modèles d’urbanisme des banlieues parisiennes. Le maire actuel, Sébastien, petit-fils de Michel, poursuit cette politique.

Un emplacement exceptionnel pour L'Isle-Adam en Île-de-France

Blottie entre la vallée de l’Oise à l’ouest et la forêt de L’Isle-Adam sur les trois autres côtés, la ville fut d’abord une place forte, puis une villégiature prisée des princes du sang et de grandes familles de la noblesse française, avant de devenir une cité bourgeoise au XIXe siècle, attirant les Parisiens et de nombreux artistes. L’intérêt pour L’Isle-Adam est donc ancien.
Aujourd’hui, c’est une prospère ville de campagne située à l’extrême nord de la métropole parisienne, à la porte du Parc naturel régional du Vexin français, du Pays de France, de la Picardie et de la Normandie.

Réseau de transports communicant et sans nuisances sonores

  • Proche de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, L’Isle-Adam ne se situe pas sous une trajectoire de vol mais sous la zone dite de dispersion en haute altitude, et uniquement lorsque les vents viennent de l’est (moins de 30 % du temps, car les vents dominants viennent de l’ouest et seulement en cas de trafic aérien intense à l’aéroport). Les mesures réalisées par le service acoustique d’Aéroports de Paris en mars 2007 montrent que « les décollages vers l’ouest et les atterrissages vers l’est n’ont pas d’influence significative sur le niveau sonore ambiant mesuré sur la commune de L’Isle-Adam ».

  • Températures annuelles et quotidiennes à L’Isle-Adam comparées à celles de Paris

    En 2020, Météo-France a publié une classification des climats en France métropolitaine où la commune de L’Isle-Adam se situe dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. Elle appartient aussi à la région climatique du sud-ouest du Bassin parisien, marquée par de faibles précipitations, notamment au printemps (120 à 150 mm), et des hivers froids (3,5 °C).
    Pour la période 1971-2000, la température moyenne annuelle était de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C et quelques jours par an où les pics atteignent 33 °C. Les précipitations moyennes annuelles s’élevaient à 677 mm, avec 10 jours de pluie en janvier et 8 jours en juillet.
    En été, la température à L’Isle-Adam est inférieure de 5 à 7 °C à celle de Paris, notamment la nuit, grâce à la fraîcheur dégagée par les forêts environnantes qui restituent la chaleur emmagasinée dans la journée.

    Un territoire partagé par L’Isle-Adam, escapade charmante

    Le territoire communal s’étend, au maximum, sur environ cinq kilomètres du nord au sud et quatre kilomètres d’est en ouest. Il est principalement rural et boisé (73 %). Avec une superficie de 14,94 km², la densité de population à L’Isle-Adam n’est que de 756 habitants par km², bien en dessous de la moyenne du Val-d’Oise. Cela s’explique, d’une part, par la grande étendue de la commune et, d’autre part, par la part importante de son territoire occupée par la forêt.

    Le tissu urbain est largement composé (70,9 %) de maisons individuelles et d’espaces non bâtis (parcs, jardins, friches). Les espaces verts de la ville couvrent 70 m² par habitant. Les logements collectifs, tous discontinus et bas (3 niveaux maximum), ne représentaient en 1999 que 3,9 % de la surface urbaine communale. Les grandes surfaces commerciales, les bureaux et les zones d’activités occupent quant à eux 3,9 % du territoire, soit moins que les équipements (6,4 %) et les zones de transport (7,1 %).

    En résumé, L’Isle-Adam est une petite ville à la campagne en périphérie de Paris.

    L’eau et l’Oise au cœur de la vie à L’Isle-Adam, escapade charmante

    L’Oise borde la ville au nord et à l’ouest. Elle compte trois îles : l’Île du Prieuré, l’Île de la Cohue et l’Île de la Dérivation, où se situe l’écluse et le barrage. Le nouveau port se trouve à proximité.

    Trois ruisseaux affluents traversent également le territoire : le ruisseau du Bois au nord du centre commercial Le Grand Val, le ruisseau de Vivray au sud vers le hameau de Stors, et le ruisseau des Vieux Moutiers près du château de Stors. Aucun cours d’eau ne traverse la forêt domaniale.

    La commune compte plusieurs étangs et lacs : l’étang des Trois Sources (bois de Cassan), les étangs de la Garenne, les lacs du parc de Cassan, ainsi que des sources près du domaine des Forgets, de Vivray, du Grand Val et du golf des Vanneaux.

    L’eau potable est distribuée par l’usine de traitement de Cassan, gérée par la société Lyonnaise des Eaux. L’eau, issue de nappes souterraines, est de très bonne qualité bactériologique, peu chargée en nitrates, dure et légèrement fluorée.

    L’Isle-Adam aujourd’hui : une ville tournée vers le tourisme responsable et culturel

    La ville dispose d’un secteur touristique bien développé grâce à sa situation géographique, son patrimoine historique, sa plage, son art de vivre et ses offres culturelles. Ici, pas de surtourisme, mais plutôt un tourisme lent, que l’on peut qualifier de tourisme responsable, de tourisme ordinaire et de tourisme culturel.

    L’offre hôtelière existe, mais elle reste encore marginale tout en étant en croissance : la plupart des touristes viennent de la région parisienne et/ou sont des amateurs du charme particulier de L’Isle-Adam. Cependant, la concentration de restaurants, bars et cinéma en centre-ville, près de l’Oise et des îles, ainsi que la nouvelle marina, confèrent à la ville une attractivité touristique qui la distingue des villes-dortoirs de la grande banlieue, situées à seulement quelques kilomètres. Le potentiel touristique de la ville reste encore largement inexploité, comme en témoigne la marina, projet municipal achevé seulement en 2020.

    Par ailleurs, L’Isle-Adam dispose de tous les commerces nécessaires à une population de 12 500 habitants aisés. Cette structure commerciale est particulièrement adaptée aux touristes : boutiques de vêtements, de chaussures, d’articles en cuir, cafés, bars, restaurants (à tous les prix), boutiques de souvenirs, salons de coiffure, épiceries, boulangeries, pâtisseries, chocolateries, une rue commerçante principale et un quartier riverain de l’Oise et du port avec de nombreux restaurants. En centre-ville, près de l’hôtel de ville, un verrier expose ses créations originales. Il est même possible de l’observer travailler à certaines heures. L’Isle-Adam compte plus de 400 commerces et services pour particuliers.

    La ville dispose également de trois supermarchés : deux en centre-ville et le centre commercial Grand Val à la sortie de l’A16 (34 000 m², dont 10 000 m² pour Carrefour), sans oublier le magnifique marché couvert du centre-ville (le plus beau d’Île-de-France ?), ouvert les dimanches, mardis et vendredis, avec 130 commerçants « sédentaires » et autant de marchands ambulants en été.

    C’est le moment de profiter d’un tourisme authentique, permettant aux visiteurs de s’immerger dans le chic de la vie provinciale française, à seulement 30 km de Paris.

    L’Isle-Adam fait partie du réseau « Les Plus Beaux Détours de France »

    À l’instar de Provins et Moret-sur-Loing en Île-de-France, L’Isle-Adam intègre le réseau Les Plus Beaux Détours de France, une association inspirée des Plus Beaux Villages de France, qui rassemble de petites villes françaises pour promouvoir le tourisme local. La commune a obtenu deux fleurs au concours des villes et villages fleuris, récompensant ses efforts en matière de fleurissement.

    L’Isle-Adam et son centre typiquement français : l’église, l’hôtel de ville et son marché – avec sa rue commerçante centrale menant à l’Oise

    Voici le triptyque traditionnel de la vie provinciale française :

  • En face, l’élégant hôtel de ville du XIXe siècle et son extension, « Le Castel Rose » (le château rose).
    De 1867 à 1870, Pierre-Charles Dambry, adjoint au maire de L’Isle-Adam, confia la construction de cet hôtel de ville aux architectes Louis-Charles Boileau et Félix Roguet, élèves de Viollet-le-Duc. Ce maire, grand mécène de sa ville, finança en partie la construction du bâtiment sur ses propres deniers.
    Le nom de Castel Rose de cette demeure provient très probablement de la couleur des briques qui ornent ses façades et son enduit. Sa construction remonte à environ 1872. Il fut acquis par la municipalité en 1978 et inauguré en tant qu’extension de l’hôtel de ville par son maire Michel Poniatowski le 6 mars 1982.

  • Entre les deux, le marché accueille jusqu’à 130 commerçants, dont 50 échoppes alimentaires, trois fois par semaine (mardi, vendredi et dimanche) entre 8 h et 13 h, dans son immense halle. Ce marché a été élu plus beau marché d’Île-de-France par la chaîne de télévision TF1.

  • La grande rue commerçante (appelée Grande Rue) s’étire entre l’hôtel de ville et l’église, s’élevant à travers la forêt jusqu’à l’autoroute A16 (3,6 km) d’un côté, et menant, de l’autre, au pont du Cabouillet (construit à l’origine au XVIe siècle), à 300 m, ainsi qu’au village voisin de Parmain et à la gare de L’Isle-Adam-Parmain, en franchissant deux ponts sur l’Oise.

  • La plus grande plage fluviale de France : La Plage de L’Isle-Adam

    En 1906, M. Denise, ancien maire de Parmain et historien local, décrivait ainsi la plage : « La plage de L’Isle-Adam peut être considérée comme une véritable petite plage d’eau douce ; elle est située dans un bras de la rivière fermé à la navigation. »

    À partir de 1920, Henri Supplice fit construire un véritable complexe balnéaire sur 3,5 hectares, dont un hectare de sable fin, avec une cinquantaine de cabines, un grand toboggan, des plongeoirs, un bar-terrasse baptisé « Le Normandy », des jardins fleuris et une estrade où étaient donnés des concerts symphoniques chaque dimanche et les jours fériés pendant l’été.

    Entre les deux guerres mondiales, des trains spéciaux appelés « La Plage » partaient chaque week-end de la gare du Nord à Paris pour L’Isle-Adam. Le trajet ne durait que 37 minutes, un record. Henri Supplice fit de la plage de L’Isle-Adam la plus grande plage fluviale de France.

    Le 27 août 1949, l’Américain Johnny Weissmuller inaugura la piscine « record » du site. Il fut le premier nageur à franchir la barre de la minute sur 100 mètres nage libre. Au total, il remporta 52 titres de champion des États-Unis et établit 28 records du monde. En 1932, il se lança dans une carrière cinématographique et interpréta le rôle de Tarzan.

    La Plage fut rachetée par la ville en 1981 et inaugurée après rénovation le dimanche 2 août 1981 par Michel Poniatowski, maire de L’Isle-Adam.

    À proximité de la plage, sur l’aire de jeux, un parcours de mini-golf a été aménagé pour le plaisir des petits et des grands.

    Le cadre exceptionnel de la plage de L’Isle-Adam a souvent séduit des réalisateurs renommés, leur offrant un décor de choix.

    De nombreux films y ont été partiellement tournés : « Bibi Fricotin » de Marcel Blistène, « Rue des Prairies » de Denys de La Patellière, « Partir-revenir » de Claude Lelouch, « Les misérables » de Claude Lelouch du XXe siècle, « La Bande du drugstore » de François Armanet, « Un secret » de Claude Miller…

    Le complexe aquatique près de La Plage, avec sa piscine de 25 mètres et son bassin à contre-courant

    Ce complexe aquatique comprend :

    Le Golf de L’Isle-Adam

    Le golf de L’Isle-Adam est l’un des plus beaux parcours de la région Île-de-France, dessiné par l’architecte mondialement reconnu Ronald Fream. Il se situe au-delà de la forêt de L’Isle-Adam, près du village de Mours.

    Aménagé sur un terrain vallonné et boisé, ce parcours de 6 188 mètres, par 72, offre des vues panoramiques sur la région et permet aux golfeurs de se ressourcer à la campagne, à seulement 25 minutes de Roissy Charles de Gaulle et 45 minutes de Paris – à 5 minutes du centre de L’Isle-Adam.

    Il comprend également trois parcours permanents de tir à l’arc, un Hôtel Golf et Spa Mgallery de 67 chambres et suites, un restaurant gastronomique, un bar, un restaurant bistronomique, 7 salles de réunion et un spa. Golf de l’Isle Adam 1, Chemin des Vanneaux, 95290 L’Isle Adam, 01 34 08 11 11

    3 clubs équestres à L’Isle-Adam

    L'Isle-Adam compte trois clubs équestres où il est possible de louer des chevaux pour des balades en forêt, pour adultes et enfants (poneys). La forêt domaniale qui entoure L'Isle-Adam s'étend sur 1 500 hectares.

    L'Isle-Adam, escapade charmante et culture

    Le Musée Louis-Senlecq et la Maison des Joséphites

    À l’initiative du Dr. Louis Senlecq (1880-1950), chirurgien et maire de L’Isle-Adam, l’association « Les Amis de L’Isle-Adam » a été créée en 1939. Le musée Louis-Senlecq d’Art et d’Histoire est un musée municipal français, labellisé « Musée de France », situé à L’Isle-Adam (Val-d’Oise), d’abord installé à la Maison des Joséphites jusqu’en 2006. Les expositions du musée ont été transférées au Centre d’Art Jacques-Henri Lartigue, ouvert au public à L’Isle-Adam depuis le 14 juin 1998. Ce centre, situé en plein cœur de la « Grande Rue », témoigne de la fidélité du maire Michel Poniatowski à la mémoire de son ami, le célèbre photographe et peintre Jacques Henri Lartigue (1894-1986). Entre 1985 et 1993, Lartigue et son épouse Florette ont généreusement offert près de 300 peintures couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, décédé en 1986, à la ville de L’Isle-Adam.

    Le Musée Louis-Senlecq – Centre d’Art JH Lartigue abrite également des œuvres d’art principalement du XIXe et XXe siècles en lien avec L’Isle-Adam et sa région, ainsi que la collection Lartigue.

    La Maison des Joséphites a été construite vers 1660 sur ordre du prince Armand de Bourbon-Conti, seigneur du lieu. Elle a récemment bénéficié d’une subvention de la Mission du Patrimoine, de l’État, de la région et de la municipalité de L’Isle-Adam pour sa rénovation, qui vient tout juste d’être achevée.

    Désormais appelée la Maison de la Création, celle-ci occupera le bâtiment et vise à devenir un lieu animé propice aux rencontres, réunissant plusieurs métiers grâce à des ateliers mis à disposition des artisans, artistes et créateurs. Axée sur le soutien à la créativité et à l’artisanat, ainsi que sur la formation via l’organisation d’ateliers, cette structure devrait devenir une nouvelle attraction dynamique au cœur de L’Isle-Adam et du Val-d’Oise.
    Les activités de formation et de découverte contribueront à redonner vie à l’esprit des lieux tel qu’il était conçu au XVIIe siècle. Elle proposera également des espaces de restauration et de détente, ainsi qu’un fab lab dédié aux outils numériques innovants pour la création et la restauration, comme le développement de prototypes ou la remise en état de meubles endommagés.
    Le site accueillera un spectacle son et lumière retraçant l’histoire de la ville. Cet espace moderne, qui met l’accent sur les nouvelles technologies, utilisera des outils et techniques innovants.

    Monuments historiques et statues de L’Isle-Adam, une escapade charmante

    La vieille ville (datant du Xe siècle) appartenait à des familles proches du pouvoir royal, laissant de nombreuses traces. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale a détruit une partie de ce patrimoine :

    Heureusement, il reste encore de nombreux témoignages du passé à voir et à visiter :

    Pavillon Chinois

    La ville a acquis plusieurs statues. Les statues de bronze installées sur les berges de l’Oise, Évila la nymphe des eaux (près du pont de Cabouillet), érigée dans le bras de Cabouillet, les premiers pas de danse sur la berge nord. La statue de Siaram, une sculpture de l’acteur Jean Marais, représentant un sphinx aux bois de cerf, installée par la municipalité dans l’axe de l’allée Le Nôtre.

    L’Isle-Adam, une escapade charmante dans la littérature

    Honoré de Balzac vouait une profonde affection à L’Isle-Adam, qu’il qualifiait de « paradis terrestre » dans une lettre à sa sœur Laure Surville. C’est ici qu’il écrivit Physiologie du mariage, où il décrit avec enthousiasme la vallée et le parc de Cassan, qu’il présente comme un lieu enchanteur. Le livre contient également plusieurs références à la ville au début du XIXe siècle, évoquant notamment le personnage de Coco de Cassan et un singe autrefois hébergé chez les Ollivier avant d’être transféré au Jardin des Plantes à Paris.

    Dans plusieurs de ses œuvres, Honoré de Balzac fait de nombreuses allusions à L’Isle-Adam. Dans Les Paysans, il la désigne sous le nom de La Ville-aux-Fayes, en hommage à Philippe de Villers-la-Faye, et mentionne Les Aigues, Hippolyte Charles ainsi que l’abbaye de Val.

    Dans Un début dans la vie, il relate son trajet en diligence entre Paris et L’Isle-Adam, évoquant le cocher Pierrottin. Enfin, dans Le Médecin de campagne, le personnage de Benassis s’inspire du docteur Bossion. Les séjours de Balzac à L’Isle-Adam ont ainsi inspiré plusieurs de ses romans.

    L’écrivain Auguste de Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889) n’avait aucun lien avec la ville dont il portait le nom, si ce n’est une ascendance généalogique. L’ancienneté de la lignée du symboliste était telle que le roi Louis XVIII, croyant le nom éteint, avait autorisé sa reprise. Paradoxalement, bien qu’il n’y soit lié que par une généalogie douteuse, cet écrivain a contribué à faire connaître le nom de la ville auprès de ses nombreux lecteurs, passés et présents, en France comme à l’étranger.

    L’Isle-Adam, une escapade charmante dans la peinture

    L’Isle-Adam et sa forêt ont inspiré de nombreux peintres aux XIXe et XXe siècles. Jules Dupré et ses amis peintres de l’école de Barbizon, notamment Théodore Rousseau et Auguste Marie Boulard, ont représenté les sites naturels de la ville et de ses alentours ou s’en sont inspirés. Par exemple, Dupré présenta Vue de L’Isle-Adam au Salon en 1831. En 1849, Théodore Rousseau peignit Une avenue, forêt de L’Isle-Adam, aujourd’hui conservée au musée d’Orsay. Renet Tener, ancien maire de la ville et ami de Dupré, a également peint des vues de la localité.

    L’Isle-Adam au cinéma et à la télévision

    Plusieurs films ont été tournés à L’Isle-Adam, dont Fête de famille de Lorenzo Gabriele en 2006, une série télévisée en six épisodes de 55 minutes.

    La Plage a également servi de lieu de tournage. En 1959, une scène de Rue des prairies de Denys de La Patellière y a été tournée. Plus récemment, Claude Lelouch y a tourné deux scènes de Partir, revenir en 1984 et de Les Misérables en 1995.

    Note finale

    Avec un score de 17,4 sur 20, L’Isle-Adam, dans le Val-d’Oise, a été élue ville la plus agréable de France en 2019. Selon un classement réalisé par L’Internaute, cette commune de près de 13 000 habitants répond à une liste de critères définis par le site. Fontainebleau, en Seine-et-Marne, se classe en deuxième position avec un score de 16,7/20, suivie de Ploërmel, dans le Morbihan (16,2/20).