L'affaire du collier de la reine : tout ce qu'il faut savoir

L’Affaire du Collier de la Reine est l’un des scandales les plus retentissants de l’histoire de la monarchie française, marquant la fin de l’Ancien Régime et entachant la réputation de la reine Marie-Antoinette. Ce scandale mêle intrigues de cour, complots et manipulations, le tout centré autour d’un collier de diamants d’une valeur extravagante. Voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre cette affaire complexe, qui a joué un rôle majeur dans les troubles ayant conduit à la Révolution de 1789.

Note
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Le vol des joyaux de la Couronne pendant la Révolution française
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Les origines de l’affaire du Collier de la Reine

En 1772, les joailliers Charles Boehmer et Paul Bassenge, installés place Louis-le-Grand (aujourd’hui place Vendôme), conçoivent un somptueux collier de diamants. Il devait être le bijou le plus cher et le plus beau jamais imaginé. Ils espéraient le vendre au roi Louis XV pour sa favorite, Madame du Barry. Le projet prend du retard en raison de la difficulté à rassembler des diamants d’une pureté suffisante. À la mort de Louis XV en 1774, Madame du Barry est exilée et le collier reste inachevé. Ce joyau, d’une valeur colossale, reste donc invendu.

Le collier, un chef-d’œuvre valant 1 600 000 livres (environ 27 513 000 €)

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Conçu comme un chef-d’œuvre, ce grand collier de diamants adopte une composition élaborée dite « en esclavage ». Il s’agit d’un rang de 17 diamants, pesant entre 5 et 8 carats chacun, formant un décolleté trois-quarts qui se ferme dans le dos par des rubans de soie.
Il supporte trois festons ornés de six pendentifs solitaires en poire.
Sur les côtés, deux longues ganaches de trois rangs de diamants passent sur les épaules et retombent dans le dos.
Les deux ganaches centrales se croisent sur le sternum, au-dessus d’un solitaire de 12 carats entouré de perles, avant de redescendre en panache et de se terminer, comme les ganaches latérales, par un réseau de diamants et une frange surmontée de nœuds de rubans bleus.
Ce joyau de 2 842 carats compte une centaine de perles et 674 diamants taillés en brillant et en poire d’une pureté exceptionnelle. Il s’agit de la plus grande collection de diamants jamais assemblée dans l’histoire de la joaillerie.

Böhmer et Bassenge s’étaient lourdement endettés pour fabriquer le collier, qui fut finalement achevé en 1778 après sept ans de travail. Ils proposèrent avec insistance leur bijou à Marie-Antoinette, dont la passion pour les joyaux était notoire. Cela lui valut même les réprimandes de sa mère, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. --- ### Louis XVI, Marie-Antoinette et l’affaire du collier de la reine Lorsqu’il monta sur le trône, les joailliers offrirent le collier à sa jeune épouse, Marie-Antoinette. Mais celle-ci refusa, le jugeant trop extravagant et préférant que l’argent de l’État soit utilisé à d’autres fins – elle estimait par exemple qu’il serait plus utile de financer la construction d’un navire, alors que la France venait de s’allier aux insurgés américains. Elle ajouta que ce collier lui serait peu utile, car elle ne portait des parures de diamants que quatre ou cinq fois par an. Enfin, ce lourd bijou, qui rappelait ceux des règnes précédents, ne correspondait pas au goût de Marie-Antoinette, qui le comparait à un « harnais de cheval ». Pourtant, ce refus marqua le premier pas d’un complot visant à faire croire que la reine désirait secrètement acheter le bijou. --- ### L’affaire du collier de la reine : l’actrice principale
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L’instigatrice de la fraude à l’origine de l’affaire était Jeanne de Valois-Saint-Rémy, descendante par son père du roi de France Henri II et de sa maîtresse Nicole de Savigny. Une dame charitable, la marquise de Boulainvilliers, avait obtenu pour elle une pension de Louis XVI en tant que descendante des Valois. Jeanne de Valois-Saint-Rémy reçut une bonne éducation dans un couvent près de Montgeron. En 1780, Jeanne épousa un jeune officier, Nicolas de La Motte, à Bar-sur-Aube. Le couple s’attribua bientôt le titre de comte et comtesse de La Motte. À partir de ce moment, Jeanne ne se fit plus appeler que comtesse de La Motte-Valois. --- ### Les autres acteurs du complot de l’affaire du collier de la reine
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Jeanne, comtesse de La Motte, se rendit à Saverne pour rejoindre Mme de Boulainvilliers. Elle lui présenta son amie, le cardinal [Louis de Rohan-Guémené](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ren%C3%A9_de_Rohan). Jeanne ne tarda pas à solliciter financièrement le cardinal pour l’aider à sortir de la misère dans laquelle elle continuait de se débattre. Elle devint sa maîtresse.

C’est également là qu’elle rencontra le magicien Joseph Balsamo, qui se faisait appeler comte de Cagliostro. Ce dernier se rapproche alors du cardinal de Rohan, lui extorquant de l’argent en échange de prétendues interventions miraculeuses.

La dernière personne impliquée dans l’affaire est Nicole Leguay. Orpheline très jeune, elle fut contrainte à la prostitution pour subvenir à ses besoins. Elle se fit appeler « baronne d’Oliva » et travaillait dans les jardins du Palais-Royal. Marie Nicole Le Guay fut choisie pour incarner la reine en raison de sa ressemblance avec Marie-Antoinette. Elle se laissa facilement convaincre pour la somme de 15 000 livres.

Comment l’arnaque est organisée

L’objectif était de dérober le collier aux joailliers Charles Boehmer et Paul Bassenge. Le cardinal Louis de Rohan-Guéméné devait être convaincu d’agir en tant qu’intermédiaire secret de Marie-Antoinette pour l’achat du bijou.

Le cardinal Louis de Rohan-Guéméné avait été rappelé en France après son comportement hautement peu diplomatique envers l’impératrice d’Autriche, alors qu’il était ambassadeur de France à Vienne. Depuis, la reine Marie-Antoinette, fidèle à la mémoire de sa mère, lui gardait une animosité plus que certaine. Le cardinal désespérait de cette hostilité.

Mme de La Motte parvint à convaincre le cardinal qu’elle avait rencontré la reine Marie-Antoinette et qu’elle était devenue sa proche amie. L’amant de Mme de La Motte, Louis Marc Antoine Rétaux de Villette (ami de son mari), mit à profit ses talents de faussaire pour imiter à la perfection l’écriture de la reine. Pour sa maîtresse, il forgeait des lettres signées « Marie-Antoinette de France » (contrairement à l’usage des reines de France, qui ne signaient qu’avec leur prénom). La comtesse de La Motte entama ainsi une correspondance fictive, dont elle se chargeait de faire passer les messages entre la reine Marie-Antoinette et le cardinal.

Elle lui donna l’espoir d’un retour en grâce auprès de la souveraine. Et tous les moyens étaient bons. Avec la complicité de Cagliostro, dont le cardinal était un fanatique (il alla jusqu’à déclarer : « Cagliostro est Dieu lui-même ! » – ce qui était plutôt surprenant pour un cardinal), le magicien fit annoncer par un enfant médium un oracle révélant les conséquences les plus fabuleuses pour le prélat s’il se prêtait à l’affaire. Le cardinal obtiendrait la pleine reconnaissance de la reine, des faveurs de toutes sortes pleuvraient sur sa tête, la reine le ferait nommer Premier ministre par le roi…

L’affaire du collier de la reine : comment se déroule le complot

Mme de La Motte, en manque d’argent, commença par soutirer 60 000 livres (en deux fois) au cardinal au nom de la reine. La comtesse lui fournissait de fausses lettres de remerciement de la reine, annonçant la réconciliation tant espérée, tout en reportant indéfiniment les rendez-vous successifs demandés par le cardinal pour en être assuré.

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Marie-Antoinette par Élisabeth Vigée Le Brun

Enfin, dans la nuit du 11 août 1784, le cardinal reçoit la confirmation d’un rendez-vous au bosquet de Vénus, dans les jardins de Versailles, à vingt-trois heures. Là, Nicole Leguay, déguisée en Marie-Antoinette avec une robe de mousseline à pois (copiée d’un tableau d’Élisabeth Vigée Le Brun représentant la reine), le visage enveloppé dans une gaze noire légère, l’accueille avec une rose et lui murmure : « Vous savez ce que cela signifie. Vous pouvez compter sur l’oubli du passé. »
Mais avant que le cardinal ne puisse poursuivre la conversation, Mme de La Motte apparaît aux côtés de Rétaux de Villette, vêtu de la livrée de la reine, avertissant que les comtesses de Provence et d’Artois, les belles-sœurs de la reine, s’approchent. Ce contretemps, imaginé par Mme de La Motte, écourte l’entretien. Le lendemain, le cardinal reçoit une lettre de la « reine », regrettant la brièveté de la rencontre. Le cardinal est définitivement conquis : sa gratitude et sa confiance aveugle envers la comtesse de La Motte sont désormais inébranlables.

L’arnaque du collier de la reine prend forme

Le 28 décembre 1784, se présentant toujours comme une intime de la reine, Mme de La Motte rencontre les joailliers Boehmer et Bassenge, qui lui montrent le collier de 2 840 carats. Pressés par leurs dettes, ils souhaitent s’en débarrasser rapidement. Elle échafaude aussitôt un plan pour s’en emparer.
Elle explique aux joailliers qu’elle intercédera pour convaincre la reine d’acheter le bijou, mais par l’intermédiaire d’un intermédiaire.

En réalité, en janvier 1785, le cardinal de Rohan reçoit une nouvelle lettre, à nouveau signée « Marie-Antoinette de France », dans laquelle la reine explique qu’elle ne peut acheter le collier ouvertement et lui demande d’agir en tant qu’intermédiaire, en s’engageant à le rembourser par versements échelonnés – quatre traites de 400 000 livres chacune – et en lui accordant tous pouvoirs pour mener à bien l’affaire.

La conclusion de l’arnaque

Le 1er février 1785, convaincu, le cardinal signe les quatre traites et fait livrer le collier, qu’il apporte lui-même le soir même à Mme de La Motte dans un appartement qu’elle a loué à Versailles. Sous ses yeux, elle le remet à un prétendu valet de pied en livrée de la reine (en réalité Rétaux de Villette). La complice reçoit même des cadeaux des joailliers pour avoir facilité cette transaction.

La revente du collier de la reine en pièces détachées

Immédiatement, les voleurs, maladroits, détachent le collier, endommageant les pierres précieuses, et se mettent à les vendre.
Rétaux de Villette a du mal à négocier les siennes. Leur qualité était telle que, pressé par le temps, il les a cédées à un prix si bas que certains diamantaires ont soupçonné un vol et l’ont dénoncé. Il parvient à prouver sa bonne foi et part pour Bruxelles vendre ce qu’il lui reste.
De son côté, le comte de La Motte propose les plus belles pierres à deux joailliers anglais à Londres. Ceux-ci, pour les mêmes raisons que leurs confrères, flairent une supercherie. Ils envoient un émissaire à Paris, mais comme aucune pierre de cette valeur n’a été signalée comme volée, ils les achètent, rassurés. Les derniers cailloux sont écoulés à Londres.

Quant au cardinal, il attend toujours un merci qui ne vient jamais.

Les doutes s’installent

Pendant ce temps, le joaillier et le cardinal s’attendent au premier échéance pour le 1er août.
Or, l’artisan et le prélat s’étonnent que la reine ne porte pas le collier entre-temps.
Madame de La Motte les assure qu’aucune occasion assez grande ne s’est encore présentée et que, jusqu’alors, s’ils sont interrogés au sujet du collier, ils doivent répondre qu’il a été vendu au sultan de Constantinople.

En juillet pourtant, à l’approche du premier délai, il est temps pour la comtesse de gagner du temps. Elle demande au cardinal de trouver des prêteurs pour aider la reine à rembourser la dette. En effet, elle aurait du mal à réunir les 400 000 livres qu’elle devait pour cette échéance.

Deuxième volet de l’escroquerie de Mme de La Motte : la pression sur le cardinal

La comtesse de La Motte, sentant les soupçons grandir, a entre-temps tout fait pour apaiser le cardinal. Elle lui verse un premier acompte de 35 000 livres, grâce aux 300 000 livres issus de la vente du collier. Une partie de cette somme a déjà servi à acheter un manoir.
Mais ce paiement dérisoire est désormais inutile. Dans le même temps, la comtesse informe les joailliers que la prétendue signature de la reine est un faux, afin d’effrayer le cardinal de Rohan et le pousser à régler lui-même la facture par crainte du scandale. La comtesse avait décidément beaucoup d’imagination et de sang-froid.

L’affaire éclate

Mais le joaillier Böhmer précipite les choses. Ayant eu vent des difficultés de paiement, il se rend directement auprès de la première femme de chambre de Marie-Antoinette, Mme Campan, et lui expose l’affaire. Stupéfaite, celle-ci en informe immédiatement la reine.

Le roi est informé de la fraude le 14 août 1785. Le 15 août, alors que le cardinal – également grand aumônier de France – s’apprête à célébrer la messe de l’Assomption dans la chapelle du château de Versailles, il est convoqué dans les appartements du roi en présence de la reine, du garde des Sceaux Miromesnil et du ministre de la Maison du roi, Breteuil.

Le cardinal Louis de Rohan-Guémené, grand aumônier de France

À sa sortie des appartements royaux, il est arrêté dans la Galerie des Glaces, au milieu des courtisans stupéfaits. Alors que la cour est sous le choc, il demande à un ecclésiastique s’il a du papier et un crayon, puis se rend chez son vicaire général pour lui remettre cette missive hâtivement rédigée, afin que celui-ci brûle les lettres que la soi-disant Marie-Antoinette lui a adressées – pour éviter un nouveau scandale de correspondance impliquant directement la reine.

L'affaire du collier de la reine - le cardinal de Rohan reconnaissant son erreur avec Louis XVI

Le cardinal fut emprisonné à la Bastille. Il commença immédiatement à rembourser les sommes dues au joaillier en vendant ses propres biens, dont son château de Coupvray (jusqu’en 1881, les descendants de ses héritiers continuèrent de rembourser ceux du joaillier). La comtesse de La Motte fut arrêtée, tandis que son mari s’enfuit à Londres (où il obtint l’asile) avec les derniers diamants, tandis que Rétaux de Villette se trouvait déjà en Suisse. Cagliostro fut également arrêté, et le 20 octobre, Nicole Leguay et son amant, alors enceinte, furent appréhendés à Bruxelles.

Le procès de l’affaire du collier de la reine

Le 30 mai 1786, le Parlement (siégeant en Grand’Chambre) rendit son verdict dans l’affaire du collier de la reine, sous le feu de la presse.
Le cardinal fut acquitté (tant pour la fraude que pour le crime de lèse-majesté envers la reine).
La comtesse de La Motte fut condamnée à la prison à vie à la Salpêtrière, après avoir été fouettée et marquée au fer rouge des deux épaules de la lettre « V » pour « voleuse » (elle se débattit tant que l’un des « V » lui fut finalement apposé sur la poitrine).
Son mari fut condamné par contumace aux galères à perpétuité. Rétaux de Villette fut banni (il s’exila à Venise, où il écrivit en 1790 ses *Mémoires historiques des intrigues de la Cour*, sous-titrées « Et de ce qui s’est passé entre la reine, le comte d’Artois, le cardinal de Rohan, madame de Polignac, madame de La Motte, Cagliostro, MM. de Breteuil et de Vergennes »).
Enfin, Nicole Leguay fut déclarée « hors de cause » (après avoir ému la cour en tenant son bébé dans les bras).
Quant à Cagliostro, après avoir été emprisonné, il fut rapidement expulsé de France (1786).

La reine humiliée

Marie-Antoinette atteignit le comble de l’humiliation, considérant l’acquittement du cardinal comme une gifle. Le Parlement qui l’avait jugé était en principe opposé à toute décision royale, prétendant défendre les intérêts de la nation. Cette obstruction à toute tentative de réforme poussa Louis XVI à convoquer les États généraux en 1789.

En réalité, cette décision signifiait que les juges ne pouvaient reprocher au cardinal d’avoir cru que la reine pouvait lui envoyer des billets doux, lui accorder des rendez-vous galants dans le parc de Versailles et acheter des bijoux pharaoniques par l’intermédiaire d’hommes de paille, en secret du roi. De telles fantaisies n’auraient donc rien eu d’improbable de la part de la reine. C’est dans cet esprit que le jugement fut rendu et accueilli par l’opinion publique.

La reine, désormais consciente que son image s’était dégradée aux yeux de l’opinion publique, obtint du roi l’exil du cardinal de Rohan à l’abbaye de La Chaise-Dieu (entre Clermont-Ferrand et Le Puy-en-Velay). Il n’y resta que trois mois, avant de s’installer à l’abbaye de Marmoutier, près de Tours. Ce n’est que trois ans plus tard, le 17 mars 1788, que le roi lui permit de rentrer dans son diocèse de Strasbourg.

Conséquences

Bien que Marie-Antoinette n’ait pas été impliquée dans toute l’affaire, l’opinion publique refusa de croire en l’innocence de la reine. Longtemps accusée d’aggraver le déficit du royaume par ses dépenses excessives, elle fut la cible d’une avalanche sans précédent d’opprobre. Les libellistes se déchaînèrent dans des pamphlets où l’on offrait à l’« Autrichienne » (ou à la « putain ») des diamants en échange de ses faveurs envers le cardinal.
Mme de La Motte, qui niait toute implication dans l’affaire en se présentant seulement comme la maîtresse du cardinal, parvint à s’échapper de la Salpêtrière et publia à Londres un récit où elle prétendait avoir eu une liaison avec Marie-Antoinette, celle-ci ayant été complice dès le début de l’affaire jusqu’à son intervention dans son évasion. Un pur mensonge.

En discréditant la Cour auprès d’une opinion déjà hostile et en renforçant le Parlement de Paris, ce scandale fut, pour certains, directement responsable du déclenchement de la Révolution française quatre ans plus tard et de la chute de la royauté. Goethe écrivit : « Ces intrigues ont détruit la dignité royale. L’histoire du collier est donc la préface immédiate de la Révolution. »