« France en bref » s’adresse aux touristes visitant la France et Paris qui souhaitent aller au-delà des clichés habituels. Il s’agit d’une description globale de la France, non exhaustive mais suffisamment riche pour donner une idée précise du pays et de ses habitants. Ce n’était pas une tâche facile à rédiger, car la France est moyenne à bien des égards : par sa taille géographique, son économie, son nombre d’habitants. Mais elle recèle aussi une multitude de variantes et de diversité difficiles à résumer, condenser ou généraliser trop rapidement.
Cet article se lit en une quinzaine de minutes, mais vous aurez tout ce qu’il faut savoir avant ou pendant un séjour en France.
Comme le sujet est vaste, nous n’abordons pas ici l’Histoire de France, qui fera l’objet d’un article spécifique intitulé « L’Histoire de France résumée pour les touristes curieux »…
Géographie physique de la France en bref
La France est entourée d’eau

La France métropolitaine est bordée par quelque 5 500 km de côtes, qu’elles soient atlantiques (environ 4 100 km) ou méditerranéennes (1 694 km, dont 688 km pour la Corse), alors que la France ne mesure que 1 000 km du nord au sud et 950 km d’est en ouest.
La présence de la Méditerranée dans le sud-est de la France, une mer presque fermée et réchauffée par les températures élevées des côtes africaines, en fait un réservoir de chaleur dont l’influence se ressent particulièrement sur la Côte d’Azur et dans le sud-est du pays (ainsi qu’en Italie et en Espagne). → URL Climat
Relief : montagnes jeunes et anciennes
Le territoire se caractérise globalement par l’importance des plaines et des bas plateaux (plus des deux tiers du territoire se situent en dessous de 250 m). Les massifs montagneux sont souvent bordés ou traversés par des vallées, qui deviennent des axes de circulation et de peuplement. La latitude, la proximité de l’Atlantique et la configuration des lieux expliquent le climat majoritairement océanique.
Le relief a un impact direct, non seulement sur son propre climat (montagnard), mais aussi sur les régions environnantes, comme les plaines et les vallées. Il est donc utile, pour un touriste visitant la France, d’avoir une idée claire des montagnes qu’il devra traverser et des territoires où il devra séjourner.
- Les Alpes bordent la Suisse et l’Italie à l’est. Elles s’étendent jusqu’au Liechtenstein, à l’Autriche, au sud de l’Allemagne et à la Slovénie. Jeunes montagnes formées au Mésozoïque (-252 à -66 millions d’années) et au Cénozoïque (depuis -66 millions d’années), les Alpes culminent à 4 806 mètres au mont Blanc. On y dénombre 82 sommets majeurs dépassant les 4 000 mètres d’altitude (48 en Suisse, 38 en Italie et 24 en France). Les cols reliant les vallées et les pays dépassent souvent les 2 000 mètres. Les Alpes forment une barrière de 1 200 kilomètres entre la mer Méditerranée et le Danube.
- Le Jura, datant du Quaternaire (-2 millions à -20 000 ans), culmine à 1 720 mètres (Crêt de la Neige). Il marque la frontière avec une partie de la Suisse.
- Les Vosges, au nord-est, comptent 14 sommets dépassant les 1 300 mètres (1 424 mètres au Grand Ballon, point culminant). Cette ancienne chaîne hercynienne, formée il y a 300 millions d’années, est composée de granite et de roches volcaniques. Érodée durant le Secondaire, ce massif ancien a été soulevé lors de la formation des Alpes au Tertiaire, avant de s’effondrer en son centre pour former le fossé rhénan (permettant au Rhin de s’écouler). Les Vosges et la Forêt-Noire, en Allemagne, résultent de cet effondrement. Elles témoignent d’une des gigantesques failles actives qui ont fracturé l’Europe il y a 65 millions d’années, au début du Tertiaire.
- Les Pyrénées, au sud, s’étendent entre la France et la péninsule Ibérique (Espagne) sur 430 kilomètres, de la mer Méditerranée (Cap de Creus) au golfe de Gascogne (Cap Higuer). Elles culminent à 3 404 mètres au pic d’Aneto (Espagne). Jeunes montagnes de la ceinture alpine, âgées d’environ 40 millions d’années mais dont la formation a débuté au Campanien (entre 80 et 70 millions d’années), elles sont nées de la collision des plaques ibérique et européenne.
- Les Pyrénées sont artificiellement divisées en trois parties : les Pyrénées occidentales, centrales et orientales. La partie centrale abrite les plus hauts sommets dépassant les 3 000 mètres, comme l’Aneto (plus haut pic des Pyrénées à 3 404 mètres) et le Vignemale (point culminant côté français à 3 298 mètres). Les passages entre la France et l’Espagne sont rares (col de Puymorens).
- Le Massif central est la chaîne de montagnes située au centre de la France. Moins élevé car plus ancien et érodé, il culmine à 1 885 mètres au puy de Sancy (volcan du sud-ouest du Puy-de-Dôme). Dans son ensemble, il s’agit d’un ancien massif hercynien composé principalement de roches granitiques et métamorphiques, formé il y a 500 millions d’années. Cependant, les causses et surtout les reliefs volcaniques sont plus récents. En effet, lors de sa formation il y a 250 à 300 millions d’années, la collision des Alpes avec le flanc est du Massif central l’a soulevé (et l’avancée des Alpes vers les Pyrénées, 180 millions d’années plus tard, a eu le même effet dans le sud-est). Résultat : de nombreux volcans sont apparus dans la partie nord du Massif central, faisant de cette région un véritable « champ » volcanique. Aujourd’hui, on y compte 80 volcans (éteints), soit la majorité des volcans du territoire métropolitain. Cette zone est connue sous le nom de « Chaîne des Puys », une région touristique et de randonnée. S’étendant sur 35 km, elle regroupe 80 volcans dont les hauteurs varient de 50 à 500 mètres, sur un plateau granitique à 1 000 mètres d’altitude. Ce groupe le plus septentrional est aussi le plus jeune : entre 95 000 et 8 500 ans (7 000 ans si l’on inclut le Pavin).
- Le Massif armoricain en Bretagne correspond à la phase orogénique bretonne, datant du début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 millions d'années. L'érosion a fait que les points culminants dépassent rarement les 400 mètres d'altitude.
- Les Ardennes sont un petit massif ancien et érodé situé entre la France, le Luxembourg et la Belgique. La plus ancienne phase orogénique des Ardennes a mis fin au plissement calédonien et a initié le plissement hercynien (au début du Dévonien inférieur, ou Gedinnien, il y a environ 400 millions d'années). Les points culminants se situent entre 500 et 600 m, le plus haut point étant le « Signal de Botrange » en Belgique, à 694 m.
- Le Morvan. C'est la plus petite région de moyenne montagne de Bourgogne-Franche-Comté, bordant les départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l'Yonne. Il s'étend sur seulement 5 000 km², à basse altitude (400 à 901 m, avec une altitude moyenne d'environ 600 m). C'est un vestige du Massif hercynien, comme le Massif central et le Massif armoricain. Il forme une barrière entre le Bassin parisien et la vallée de la Saône, et donc le Rhône, nécessitant des travaux routiers et ferroviaires (TGV) coûteux pour le traverser.

Rivières, vallées et une grande plaine centrale : où se sont développés la population et l’économie
Bassins fluviaux
La formation des montagnes a naturellement favorisé l'évacuation des eaux de pluie vers l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. Les rivières ont creusé des vallées entre les massifs, délimitant leurs bassins versants. Cela a contribué à façonner les principaux axes de communication de la France, dont la plupart empruntent ces vallées.
En France, chaque massif draine ses eaux vers une ou plusieurs rivières :
- La vallée du Rhône et son fleuve, le Rhône, dont la source se trouve dans les Alpes suisses.
- La vallée de la Garonne et son fleuve homonyme, dont la source est dans les Pyrénées.
- La vallée de la Loire et son fleuve, qui prend sa source dans le Massif central.
- La vallée de la Seine et son fleuve, originaire de la région du Morvan.
- La plaine d'Alsace et son fleuve, le Rhin. Sa source se situe dans les Alpes suisses, non loin de celle du Rhône. Il traverse le Liechtenstein, puis l'Autriche, revient en Suisse, sert de frontière entre la France et l'Allemagne, puis entre dans les Pays-Bas, où il se jette dans la mer du Nord en se mêlant au fleuve Meuse, dont la source se trouve dans les Vosges, près de la Saône, un affluent du Rhône.
Les vallées ont créé des conditions climatiques spécifiques : des températures douces comme dans la vallée de la Loire (climat angevin) ou le mistral qui « descend » du nord dans la vallée du Rhône, ou encore un climat continental dans la vallée du Rhin (froid en hiver, chaud en été).
La grande plaine centrale de France en bref
La grande plaine, presque au centre de la France, s’étend en pente douce depuis la Belgique au nord jusqu’à la chaîne des Pyrénées à la frontière espagnole au sud. Elle inclut la région parisienne (Paris) et la région Aquitaine (Bordeaux). Cette plaine est balayée par les vents d’ouest dominants en provenance de l’Atlantique, doux mais souvent humides. Cependant, selon certaines positions de l’anticyclone des Açores, elle se trouve grande ouverte aux vents en provenance d’Europe du Nord ou de Russie et de Sibérie, ce qui est moins agréable en hiver. → Climat
Gestion de l’eau
Le problème de l’eau devient de plus en plus sérieux. Dans certaines régions, la nappe phréatique a presque disparu, au moins pendant une partie de l’année. Depuis de nombreuses années, l’organisation de la gestion de l’eau est prise en compte dans l’aménagement des territoires français.
La gestion intégrée de l’eau s’effectue à l’échelle des bassins versants, en lien avec chacun des principaux fleuves, associant tous les acteurs de l’eau dans un processus favorisant le développement et la gestion coordonnés de l’eau, des sols et des ressources associées. L’objectif est de maximiser les bénéfices économiques et sociaux, de manière équitable, sans compromettre la durabilité des écosystèmes vitaux → carte

L’aménagement du territoire en France
Origines et évolution des peuples de France
Pour plus de détails, consultez notre article « L’histoire de la France en bref ».
La France d’origine était appelée « La Gaule » par les Romains aux derniers siècles avant J.-C. et aux premiers siècles de notre ère.
Si, en 15 000 av. J.-C., la population de toute la Gaule était de 50 000 habitants, elle n’était plus que de 6 millions au début de la conquête romaine, avant d’atteindre 21 millions en 1700 (le pays le plus peuplé d’Europe), puis 41,63 millions en 1914 (à la veille de la Première Guerre mondiale), avant de redescendre à 38,77 millions en 1944 (à la fin de la Seconde Guerre mondiale). Au 1er janvier 2022, la population s’élevait à 67,8 millions d’habitants.
Répartition de la population en France métropolitaine – Les grandes villes de France
Aujourd’hui, 75 % de la population se concentre sur 20 % du territoire, et la densité moyenne est de 106 habitants/km², bien inférieure à celle d’autres pays européens, à l’exception de l’Espagne. Aux Pays-Bas, la densité moyenne atteint 461 habitants/km².
La région Île-de-France, autour de Paris, domine en termes de densité de population, avec 20 % de la population vivant sur 2 % du territoire. Il existe un déséquilibre marqué entre Paris et ses 10 millions d'habitants (banlieue proche et éloignée incluse) et le reste du pays.Les autres régions densément peuplées sont celles qui abritent de grandes vallées, des littoraux, des zones frontalières, ainsi que les régions du Nord et du Sud-Est, c'est-à-dire les régions où se trouvent les grandes villes : densité de population et urbanisation sont liées. Du nord-est au sud-ouest, les densités sont bien moindres, notamment dans le Massif central et surtout en Limousin, qui est également la région la moins peuplée de France et celle où la population est la plus âgée. Globalement, la France est un pays sous-peuplé par rapport à ses voisins.

Peuplement et évolution de la France
En raison de son histoire longue et continue, le territoire français est fortement « humanisé » et a subi des transformations plus ou moins continues au fil des siècles. Cette perspective historique ne doit pas être perdue de vue, même si le rythme des changements s'est accéléré avec la révolution industrielle, puis encore davantage depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Cette continuité se manifeste dans plusieurs domaines : le poids écrasant (politique, économique, démographique) de Paris et, par extension, de sa région (Île-de-France) ; la « dé-ruralisation » et, corrélativement, l'urbanisation, qui concerne 80 % de la population ; la persistance de certains contrastes démographiques (faible densité en zone montagneuse, attractivité des vallées moyennes et inférieures).
La France reste de loin la première puissance agricole de l’Union européenne. Aujourd’hui, elle exporte environ 20 % de sa production totale (principalement vers ses partenaires de l’Union européenne), vendant principalement des produits industriels (automobiles, avions, etc.) ainsi que des excédents agricoles. Les achats de matières premières minérales et énergétiques (notamment le pétrole) pèsent lourdement sur la balance commerciale, désormais largement déficitaire. La situation de la balance des paiements est améliorée par l’excédent touristique, mais le pays reste fortement endetté.
La prise de conscience du déséquilibre entre Paris et les provinces françaises remonte à longtemps, et l’État, en mettant en œuvre une politique d’aménagement du territoire, a tenté de relever ce défi, parfois avec succès, notamment par le biais de subventions et d’incitations fiscales. Mais le rôle des pouvoirs publics apparaît ambigu. Dans le domaine essentiel des transports, par exemple, l’ancien schéma parisien en étoile a été reconduit pour les autoroutes, puis pour les TGV.
Les ruptures sont souvent la conséquence de bouleversements économiques : la disparition des activités minières, qui a ravagé des régions entières (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine) ; la transformation des sites industriels, avec l’abandon du modèle de la grande usine et l’émergence de parcs technologiques ; l’essor du tourisme, qui a favorisé le développement des zones côtières et montagneuses auparavant négligées…
La démographie française en bref
Chiffres clés
- Population : 67 749 632 (2021)
- Densité : 122 hab./km²
- Part de la population urbaine (2022) : 81 %
- Structure par âge (2022) :
- moins de 15 ans : 17 %
- 15-65 ans : 62 %
- plus de 65 ans : 21 %
- Taux de natalité (2022) : 11 ‰
- Taux de mortalité (2022) : 10 ‰
- Taux de mortalité infantile (2022) : 3 ‰
- Espérance de vie :
- hommes : 79 ans
- femmes : 86 ans
La population : caractéristiques
La population française représente à peine 1 % de la population mondiale. L’excédent naturel, de l’ordre de 200 000 personnes par an, est le plus élevé d’Europe, car le taux de natalité (11 ‰) reste supérieur au taux de mortalité (10 ‰) et la population croît à un rythme réduit (environ 0,1 % par an). Le taux de fécondité diminue significativement et se stabilise…
L’excédent naturel, de l’ordre de 200 000 personnes par an, est le plus élevé d’Europe, car le taux de natalité (11 ‰) reste supérieur au taux de mortalité (10 ‰) et la population croît à un rythme réduit (environ 0,1 % par an).
Le taux de fécondité baisse significativement et se stabilise à 1,8 enfant par femme, un chiffre supérieur à la moyenne européenne (1,5).
La population vieillit : seuls 17 % ont moins de 15 ans, tandis que la part des plus de 65 ans atteint 21 %. L’espérance de vie des femmes à la naissance est l’une des plus élevées au monde (86 ans).
Les immigrés, notamment en provenance du Portugal et de l’Algérie, représentent environ 6 % de la population totale, mais localement (dans les grandes agglomérations), ils peuvent atteindre 10 à 15 %.
Plus des trois quarts des Français vivent en ville. Avec plus de 12 millions d’habitants (2 millions dans les limites de la commune), l’agglomération parisienne concentre un sixième de la population française (loin devant Lyon et Marseille, les seules autres villes de plus d’un million d’habitants).
Le réseau urbain se caractérise également par un maillage serré de métropoles régionales (de 200 000 à 700 000 habitants, dominées par Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux et Lille) et de villes moyennes (de 20 000 à 200 000 habitants). La densité moyenne de population (121 habitants par km²) reste bien en dessous de celle des autres pays industrialisés d’Europe de l’Ouest, notamment le long d’un axe nord-est-sud-ouest traversant le Massif central.
Transports et communications en France
Moyens de transport
Trafic aérien
Les plateformes aéroportuaires ont été modernisées et étendues (Charles-de-Gaulle – Roissy). Cet aéroport se classe aujourd’hui au 5ᵉ rang mondial des 100 premiers aéroports. Il peut accueillir jusqu’à 80 millions de passagers. En termes de trafic aérien, c’est-à-dire de décollages et d’atterrissages, il occupe la première place en Europe et la dixième dans le monde. Paris-Charles-de-Gaulle, avec 57,5 millions de passagers, se situe derrière Heathrow (61,6 millions). Mais il reste le premier hub européen pour la connectivité intercontinentale et le troisième pour l’ensemble des liaisons, derrière Francfort et Amsterdam. Il dessert plus de 329 villes dans le monde, avec un minimum de 12 000 mouvements par an.
En matière de fret aérien, il se classe deuxième en Europe et neuvième dans le monde.

Réseau routier et autoroutier
Le réseau routier, composé de routes nationales, départementales et locales, est dense. Il a été complété par un réseau autoroutier qui reliait initialement Paris aux provinces, mais qui, ces dernières années, a permis des liaisons transnationales. Ces infrastructures sont difficiles à construire en raison de l’orientation générale des cours d’eau (voir carte…) et de la présence du Massif central, barrière naturelle au sud de la Loire, séparant l’ouest et l’est de la France.

Réseau ferroviaire
Le réseau ferré compte 28 000 km de voies, dont 2 700 km de lignes à grande vitesse.
L’événement le plus marquant reste sans conteste la construction des lignes TGV et du tunnel sous la Manche. Cela a permis à la SNCF (l’entreprise ferroviaire nationale) de reconquérir une partie du trafic passagers perdu au profit du transport aérien domestique. Pour le fret terrestre, la route conserve sa suprématie, transportant plus de marchandises que le rail et les voies navigables réunis, ces dernières étant en déclin (le trafic fluvial a été divisé par deux depuis 1970).
En France, le réseau ferré national (RFN) est constitué des lignes et infrastructures ferroviaires appartenant à l’État français et confiées à SNCF Réseau.
En 2020, il deviendra la propriété de l’État, tout en restant géré par SNCF Réseau.
En 2018, avec plus de 28 000 km de voies en service et plus de 2 800 gares et arrêts desservis, la France possède le deuxième réseau le plus étendu d’Europe (derrière l’Allemagne), ainsi que le premier réseau de lignes à grande vitesse.

Les voies navigables
Le réseau des voies navigables comprend l’ensemble des fleuves et canaux aménagés, équipés et ouverts à la navigation fluviale et au transport.
Il permet de transporter des tonnages très importants, avec une faible pollution. Ses inconvénients, hormis la lenteur des trajets dans certains cas, résident dans la faiblesse et l’inégale répartition du réseau, ainsi que dans la nécessité, à quelques exceptions près, d’un transport routier de complément.
En 2017, la longueur totale des voies navigables intérieures dans le monde était estimée à 2 293 412 km, dominée par la Chine (126 300 km en 2014) et la Russie (102 000 km en 2009). Le réseau européen s’étend sur environ 38 000 km, avec la France (8 501 km en 2008) et la Finlande (environ 8 000 km en 2013) en tête.
Le transport fluvial de marchandises
Des voies à grand gabarit ont été aménagées sur plusieurs grands fleuves : Seine, Rhin et Grand Canal d’Alsace, canal de Dunkerque-Escaut, Moselle, Rhône.
Le tourisme fluvial
Le tourisme fluvial s’est développé sur certains fleuves et canaux. Il est très diversifié en termes de destinations, d’ambiances et de produits touristiques – de quelques heures en bateau de plaisance à plusieurs jours en croisière. Dans le cas des croisières en bateau personnel loué, le dépaysement est total et le tourisme exceptionnel. Le tourisme fluvial s’inscrit parfaitement dans les aspirations du « tourisme lent », et s’associe naturellement au cyclotourisme, à la marche et à l’équitation, avec plus de 80 % du réseau fluvial désormais bordé par une piste cyclable. Ces opportunités de location de bateaux « en famille » se trouvent notamment sur :
- Les canaux du Centre et de Bourgogne
- Le canal du Midi et le canal du Rhône à Sète
- Le canal de la Marne au Rhin
- La Seine, un fleuron du tourisme fluvial (Croisières sur la Seine à Paris, choisissez les prestataires, le port d’embarquement et le prix)
- Le canal de la Sambre à l’Oise, un itinéraire multiculturel
- La vallée de la Lys et la Lys transfrontalière (de Lille en France à Gand en Belgique)
- La Garonne et le canal latéral à la Garonne
Le tourisme fluvial existe également à travers les bateaux-mouches et les hôtels-barges. Les bateaux-mouches et les hôtels-barges, une activité dans laquelle la France est leader mondial, contribuent largement au dynamisme et à l’attractivité du secteur auprès de la clientèle étrangère (88 % des passagers de croisières), avec un fort potentiel de croissance sur la Seine et le Rhône (35 bateaux en service, contre 136 sur le Rhin). Ces croisières mettent en valeur les territoires ruraux et l’art de vivre à la française (gastronomie, œnologie, etc.).

Organisation de l’État français en bref
La division administrative de la France
L’organisation territoriale de la France repose sur une répartition du territoire national en subdivisions administratives hiérarchisées. Depuis les lois de décentralisation de 1982, elle s’appuie sur un équilibre entre les collectivités locales, administrées par des conseils élus et dotées d’une véritable autonomie de gestion, et les services déconcentrés de l’État, non élus, chargés de garantir l’unité de la République et le principe d’égalité devant la loi.
Il existe trois niveaux de collectivités locales :
- les communes – 34 816 en France métropolitaine ;
- les départements (constitués de cantons) – 96 en France métropolitaine, dont 2 en Corse, et 101 avec les 5 départements d’outre-mer. Les départements sont eux-mêmes composés de 4 649 cantons dans les limites actuelles de la France métropolitaine. Les départements les plus vastes et/ou les plus peuplés peuvent être divisés en sous-préfectures appelées « arrondissements » (2 à 7 par département). Pour les 101 départements, on dénombre 300 arrondissements.
- les régions, ou collectivités territoriales de droit commun – 12 au total, plus 1 en Corse.
L’État central est représenté au niveau régional par un préfet de région, au niveau départemental par un préfet de département et dans les arrondissements (parties de départements divisées en 2 ou 3 pour les plus grands) par un sous-préfet.
Les quatre niveaux de circonscriptions administratives de droit commun sont les suivants :
| Label | Autorité administrative | Services |
|---|---|---|
| Région | Préfet de région | SGAR – Directions régionales – préfecture de région |
| Département | Préfet départemental | Directions départementales – préfecture départementale |
| Arrondissement | Sous-préfet | Sous-préfectures |
| Commune | Maire | Mairie |
Les représentations françaises dans le monde
La France est représentée dans le monde à travers ses missions diplomatiques. Avec 163 ambassades, elle dispose du troisième plus grand réseau d’ambassades et de consulats au monde, derrière les États-Unis (168 ambassades bilatérales) et la Chine (164 ambassades). Elle devance le Royaume-Uni (148) et l’Allemagne (145).
En 2019, son réseau diplomatique et consulaire comptait 160 ambassades, deux bureaux de coopération français (Pyongyang et Taipei), 89 consulats généraux ou consulats, ainsi que 112 sections consulaires. Entre 1989 et 2014, 62 ambassades ou consulats ont été fermés et 48 ouverts.
L’organisation politique nationale de la France – La Ve République en bref
Le Président de la République est chargé du pouvoir exécutif, assisté d’un Premier ministre qu’il choisit et qui propose un gouvernement (environ 30 ministres). Ce gouvernement doit être ratifié par les « chambres législatives ».
Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : la Chambre des députés (1re chambre, siégeant au Palais Bourbon, sur les quais de Seine, de l’autre côté de la place de la Concorde) et le Sénat (2e chambre, siégeant au Palais du Luxembourg).
Les lois de vote
Les lois sont initiées par le gouvernement, les députés ou les sénateurs, ou encore par les groupes politiques représentés dans les assemblées. Une loi est d’abord examinée (en commission) dans des « commissions » spécialisées (Affaires étrangères, Économie, etc.) au sein d’une des chambres, puis présentée aux députés ou aux sénateurs, qui l’amendent et la votent. Elle est ensuite transmise à l’autre chambre pour approbation. Dans tous les cas, c’est la version adoptée par l’Assemblée nationale (les députés) qui prime sur celle du Sénat.
La responsabilité du gouvernement
Le gouvernement peut être « démissionné » si le Premier ministre est « remercié » par le Président de la République ou s’il démissionne de son propre chef. Mais il peut aussi être renversé par la Chambre des députés. Dans tous les cas, l’ensemble du gouvernement « démissionne » en même temps que le Premier ministre. Le Président de la République doit alors former un nouveau gouvernement.
Une particularité de la Ve République est le pouvoir du gouvernement (c’est-à-dire du Président de la République) de promulguer une loi avant même qu’elle n’ait été adoptée par le Parlement. Il s’agit de l’« article 49-3 », dont l’application suscite toujours des remous.
Lorsque le gouvernement souhaite faire adopter une loi en sachant que la majorité à l’Assemblée ne la votera pas, il la présente à l’Assemblée nationale des députés, « écoute » les critiques et amendements proposés par les députés, mais ne leur demande pas de vote final. Inutile de préciser que, dans ces conditions, le nombre d’amendements se compte par milliers, et que le temps de parole de chaque député souhaitant s’exprimer est limité à 3 ou 4 minutes. En contrepartie, les groupes parlementaires peuvent proposer une motion de censure pour renverser le gouvernement – qui n’obtient jamais la majorité suffisante pour être adoptée.
Ce « 49.3 » a été ajouté à la Constitution de la Ve République en 1958 pour éviter que les assemblées ne soient bloquées pendant des mois, comme cela arrivait régulièrement sous la IVe République. À l’époque, les partis étaient si puissants par rapport à l’Exécutif qu’ils parasitaient la vie politique en « s’arrangeant » entre eux pour placer tour à tour leurs partisans aux postes ministériels, renversant ainsi les gouvernements successifs. En douze ans, 22 gouvernements se sont succédé, si bien que la durée moyenne d’un gouvernement de la IVe République était de sept mois. Sur la même période, les crises ministérielles ont duré 375 jours ! Le gouvernement le plus éphémère n’a tenu que 16 jours, le plus long 16 mois !
Présidents de la République française
Le Président de la République détient le pouvoir exécutif, assisté du Premier ministre qu’il choisit et qui lui présente les membres de son futur gouvernement. En réalité, le choix des ministres relève davantage de la Présidence que du Premier ministre. Il est également chef des Armées.
Vingt-cinq personnes ont occupé la fonction de Président de la République française depuis 1848. Sur les vingt-quatre dont le ou les mandats se sont achevés avant 2018, quatorze sont mortes ou ont démissionné en cours de mandat. C’est particulièrement le cas de dix des quatorze présidents de la Troisième République (septembre 1870 à juillet 1940).
Le premier Président de la République fut Louis-Napoléon Bonaparte, élu le 20 décembre 1848, qui devint empereur sous le nom de Napoléon III quatre ans plus tard. Le dernier en date, toujours en fonction jusqu’en 2027, est le président Macron.
Depuis la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962, le Président est élu au suffrage universel direct selon un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. La première élection présidentielle au suffrage universel direct a eu lieu en 1965.
Le Président est élu dès le premier tour s’il obtient la majorité absolue des suffrages exprimés. Cela ne s’est jamais produit sous la Ve République.
Si aucun candidat n’obtient la majorité requise au premier tour, les deux candidats arrivés en tête s’affrontent lors d’un second tour. Le candidat qui obtient la majorité des voix au second tour est élu Président de la République.
Il est élu pour un mandat de cinq ans et ne peut être réélu qu’une seule fois de suite.
Il n’a pas le droit de siéger dans les assemblées parlementaires (Chambre des députés ou Sénat), mais il peut adresser des messages : il communique par des textes lus depuis la tribune. Il peut également s’adresser au Parlement (les deux chambres siègent ensemble, dans la même salle) en Congrès (article 18). Le Congrès se réunit toujours dans une salle dédiée au château de Versailles, rarement utilisée.
Le système électoral français
En France, le jour du scrutin a toujours lieu un dimanche, contrairement à d’autres pays où il a lieu un mardi.
Élection présidentielle
Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, les élections présidentielles ont lieu à la fin de chaque mandat de cinq ans (sauf en cas de décès ou de démission). Le prochain scrutin est prévu pour mai 2027. Il s’agit d’un scrutin à deux tours, avec un intervalle de 15 jours entre les deux tours.
Élections européennes
Il s’agit d’une circonscription nationale unique (la France forme une seule circonscription) basée sur une liste de candidats se présentant pour le Parlement européen. C’est un scrutin à un tour, organisé tous les cinq ans. Le prochain scrutin est prévu pour le 9 juin 2024.
- Élections législatives
Il s’agit de l’élection des députés français à la 1re Chambre du Parlement, qui siège au Palais Bourbon (en face de la place de la Concorde, de l’autre côté du pont du même nom). Le nombre de députés est de 577, correspondant à 577 circonscriptions législatives (539 en France métropolitaine, 19 dans les départements d’outre-mer, 8 dans les collectivités d’outre-mer et 11 pour les Français de l’étranger). Les élections ont lieu en 2 tours (2 dimanches consécutifs) pour un mandat de 5 ans. Le prochain scrutin est prévu pour le printemps 2027.
- Élections sénatoriales
Le Sénat compte 348 sénateurs français, élus au suffrage universel indirect par un collège de « grands électeurs ». La moitié des sénateurs est renouvelée tous les trois ans, ce qui porte le mandat à six ans. La circonscription électorale de base est le département. Le collège électoral est composé des députés et des élus locaux. Le dernier scrutin a eu lieu le 24 septembre 2023.
- Élections régionales
La loi du 11 avril 2003 a créé des listes régionales avec des sections départementales. Chaque liste comprend autant de sections que de départements dans la région (généralement une dizaine, selon l’étendue et la population de la région). Les conseillers régionaux sont élus pour 6 ans, le prochain scrutin étant prévu pour mars 2028.
- Élections départementales (Cantons)
Le nouveau système est un scrutin binominal (un homme et une femme) à deux tours. Les élections ont lieu en même temps que les régionales. Les conseillers départementaux sont élus pour 6 ans, le prochain scrutin étant prévu pour mars 2028.
- Élections municipales (Communes)
La France compte 3 496 communes (c’est-à-dire des communes dirigées par un maire). Certaines communes ne comptent que 2 à 300 habitants, tandis que Paris en compte 2 millions. Les élections ont lieu en 2 tours (2 dimanches, à une semaine d’intervalle), sur des listes de candidats dont les conseillers municipaux assistent le maire, choisi lors de la première réunion du conseil municipal. Les élections ont lieu tous les 6 ans, le prochain scrutin étant prévu pour mars 2026.
Le système judiciaire français
Le système judiciaire est organisé en deux grandes familles appelées ordres :
- l’ordre administratif, qui traite des litiges entre l’État et les particuliers,
- et l’ordre judiciaire, qui comprend 2 « sous-sections » :
- la justice civile, qui règle les litiges entre particuliers ;
- et la justice pénale. Les tribunaux pénaux jugent les personnes physiques ou morales soupçonnées d’avoir commis une infraction (contravention, délit ou crime). Selon la gravité de l’infraction, la juridiction (ou le tribunal) varie. Des peines de prison ou des amendes peuvent être prononcées.
Les tribunaux et juridictions en France
La justice française comprend plusieurs types de tribunaux ou de juridictions qui « suivent » l’organisation du système judiciaire.
Les juridictions civiles
La compétence du tribunal dépend du type de litige et des montants en jeu.
- Les tribunaux judiciaires sont les juridictions qui jugent en premier les litiges entre particuliers (conflits de voisinage, divorce, licenciement, etc.). Ces tribunaux ne prononcent pas de sanctions pénales, mais peuvent ordonner à l’une des parties en litige de verser une somme d’argent. À tout moment de la procédure, le tribunal civil peut également enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur désigné par le tribunal.
- Cours d’appel (Cour d’appel et Cour de cassation) Si vous n’êtes pas satisfait d’un jugement de première instance, vous pouvez faire appel. La Cour d’appel réexamine alors l’affaire et rend une nouvelle décision. Si vous n’êtes pas satisfait de la décision d’appel, vous pouvez « former un pourvoi en cassation ». La Cour de cassation ne réexamine pas l’affaire, mais vérifie si les juges du fond et d’appel ont correctement appliqué la loi.
Tribunaux pénaux
Les tribunaux pénaux jugent les personnes physiques et morales soupçonnées d’avoir commis un acte interdit par la loi. L’acte en question constitue une infraction. À noter que les tribunaux de première instance rendent des jugements, tandis que les cours d’appel rendent des arrêts.
- Tribunaux de première instance en matière pénale selon la gravité de l’infraction
Il existe 4 juridictions pénales :
- le tribunal de police pour les contraventions (ce tribunal prononce principalement des amendes),
- le tribunal correctionnel pour les délits (ce tribunal juge les délits commis par des majeurs – vol, violences graves, etc. – ainsi que les contraventions liées aux délits pour lesquels ils ont été dressés),
- le tribunal criminel départemental (Il s’agit du tribunal de première instance pour les majeurs accusés d’un crime passible de 15 à 20 ans de réclusion – viol, vol à main armée, etc. – sauf en cas de récidive).
- la cour d’assises pour les crimes (La cour d’assises juge les crimes – meurtre, viol, vol à main armée, etc. –, c’est-à-dire les infractions passibles de plus de 20 ans de prison jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité. Depuis le 1er janvier 2023, la cour d’assises est également compétente pour les infractions les plus graves passibles d’une peine de prison – homicide volontaire ou viol, par exemple).
- Cours d’appel : les 36 cours d’appel
Ces juridictions examinent les appels formés contre les jugements de première instance. Autrement dit, elles réexaminent des affaires déjà jugées par un tribunal de première instance. La cour d’appel est divisée en plusieurs chambres :
- la chambre des appels correctionnels examine les recours contre les jugements rendus par le tribunal correctionnel, le tribunal de l’application des peines et le tribunal de police,
- la chambre de l’instruction statue sur les recours contre les ordonnances du juge d’instruction et du juge des libertés et de la détention,
- les chambres « civiles » examinent les recours contre les décisions du tribunal judiciaire et du tribunal de proximité,
- la chambre sociale examine les recours contre les décisions du conseil de prud’hommes, de la chambre sociale
- et du tribunal paritaire des baux ruraux,
- la chambre commerciale examine les recours contre les décisions du tribunal de commerce.
- Exception : un appel contre un jugement de la cour d’assises de première instance est jugé par une autre cour d’assises, et non par l’une des chambres de la cour d’appel.
- Enfin, des recours peuvent être formés contre les décisions de la Cour d’appel. La Cour de cassation vérifie que la loi a été correctement appliquée, et donc uniquement sur des questions de droit. La Cour de cassation peut casser la décision de la Cour d’appel et, le cas échéant, renvoyer l’affaire devant une autre Cour d’appel.
Les tribunaux administratifs
La France compte 42 tribunaux administratifs. Chaque tribunal administratif comprend entre 1 et 18 chambres, selon l’importance de la région.
Les tribunaux administratifs tranchent les litiges entre les particuliers et les personnes morales de droit public (l’État, les collectivités territoriales, les établissements publics ou les organismes privés chargés d’une mission de service public) ou entre personnes morales de droit public (par exemple, l’État contre une collectivité territoriale).
- Tribunal administratif de première instance : il juge les litiges dans divers domaines : fiscalité, contrats administratifs, libertés publiques, urbanisme, droit social, etc.
- Cour administrative d’appel : possible sauf pour les décisions rendues par un juge unique et/ou les demandes d’indemnisation inférieures à 10 000 euros. Dans ces cas, un recours peut être formé devant le Conseil d’État. Cela permet de contester une décision de justice qu’une partie estime contraire à la loi ou entachée d’un vice de procédure.
La justice européenne appliquée en France
Elle est assurée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
- La Cour de justice de l’Union européenne (anciennement appelée CJCE) fait partie des 27 États membres de l’Union européenne. Basée au Grand-Duché de Luxembourg, elle est composée de 27 juges, un par État membre. Le droit de l’Union repose sur deux principes :
- l’effet direct, qui permet à un particulier d’invoquer une norme du droit de l’Union devant les juridictions nationales,
- le principe de primauté, qui impose aux juridictions nationales de donner la priorité au droit de l’Union sur le droit national.
- Les directives européennes doivent être transposées en droit national.
- Le droit de l’Union européenne a notamment permis des avancées en matière de droits des consommateurs, d’égalité entre les femmes et les hommes, de non-discrimination et d’égalité de traitement, ainsi que de droits sociaux.
- La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) fait partie du Conseil de l’Europe, qui compte 46 États membres. Elle est basée à Strasbourg, en France. Elle est l’autorité judiciaire de l’Union européenne et, en collaboration avec les juridictions des États membres, veille à l’application et à l’interprétation uniformes du droit de l’Union. La Cour européenne des droits de l’homme statue sur les violations des droits et libertés fondamentaux protégés par la Convention commises par les États parties.
La France dans l’organisation de l’Europe
La France en termes de population en Europe
Avec un peu plus de 67 millions d’habitants au 1er janvier 2021, la France se classe au deuxième rang de l’Union européenne en termes de population, derrière l’Allemagne (82 millions) et devant le Royaume-Uni (65 millions), l’Italie (59 millions) et l’Espagne (47 millions). Le poids démographique de la France a donc un impact sur sa représentation au sein des institutions européennes.
La population de l’Union européenne s’élève à 448,4 millions d’habitants, devant les États-Unis (332 millions) et la Russie (143 millions).
À elle seule, la France se classe au 21e rang des pays les plus peuplés du monde.

La France sur le continent européen
La position centrale de la France en Europe en a toujours fait un point de transit entre le nord et le sud du continent. La France est reliée à ses voisins européens par un vaste réseau de transports aériens, routiers et ferroviaires.
Avec le plus grand territoire et la démographie la plus dynamique de l’UE, son économie, classée en deuxième position (derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni), se caractérise par un secteur tertiaire plus développé, une industrie plus concentrée et un secteur agricole plus fragmenté que ceux de ses voisins.
Avec une superficie de plus de 550 000 km² en France métropolitaine, auxquels s’ajoutent les 120 000 km² des départements et territoires d’outre-mer, la France est le plus grand pays de l’UE.
Avec trois façades maritimes et des frontières terrestres avec huit pays européens (dont Andorre et Monaco), la France occupe une position géographique centrale en Europe de l’Ouest, à la croisée des échanges humains et commerciaux. Cette situation en a fait, au fil des siècles, le théâtre de nombreux conflits traversant le continent, contribuant ainsi à son engagement en faveur de l’unité européenne.
Le dynamisme économique de la France en Europe
Le tourisme représente plus de 7 % du PIB. Grâce à son patrimoine culturel et historique ainsi qu’à ses sites naturels, la France est en effet le pays qui accueille le plus de touristes au monde, avec près de 90 millions de visiteurs en 2017.
Avec 2,2 % de son PIB consacré à la recherche et au développement, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne de 2 %, mais derrière les pays scandinaves, l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique. En revanche, elle occupe la deuxième place en matière de dépôts de brevets, derrière l’Allemagne (données Insee).
Le centralisme à la française – une exception en Europe
C’est l’un des héritages des rois de France et de la géographie du pays.
Le centralisme français a également conduit à une concentration de l’industrie autour de grands groupes (74 entreprises réalisant la moitié des ventes industrielles), avec une orientation vers le développement international grâce aux investissements étrangers.
L’agriculture et la pêche en Europe
L’agriculture et la pêche n’emploient que 2,7 % de la population active française et ne représentent que 1,6 % du PIB, mais grâce à son étendue et à son climat favorable, la France est le premier producteur agricole de l’UE et le septième à l’échelle mondiale. Au sein de l’UE, elle est le premier producteur de céréales (d’où son surnom de « grenier de l’Europe occidentale »), de viande bovine, le deuxième producteur de vin (derrière l’Italie) et de lait (derrière l’Allemagne).
La France possède le deuxième plus grand domaine maritime (la « zone économique exclusive ») au monde, après les États-Unis, ainsi que la plus grande flotte de pêche d’Europe. Pourtant, avec 25 % des poissons pêchés dans les eaux internationales ou dans celles de pays tiers sous accords de pêche, ses prises sont moins importantes que celles de l’Espagne, du Danemark et du Royaume-Uni.
Le rôle moteur de la France dans la construction de l’Europe – En bref
Grâce à sa position géographique, démographique et économique en Europe, la France a joué un rôle décisif à chaque étape de la construction de l’Europe actuelle. L’architecture des institutions européennes, de la CECA à la CEE puis à l’UE, reflète largement une vision française de l’Europe, énoncée dès 1950 dans la déclaration Schuman, qui a donné l’impulsion décisive au projet européen d’aujourd’hui.