Plus d'informations sur la promenade depuis Place de la Concorde à Opéra-Garnier et aux Grands-Magasins Lafayette et Le Printemps
La Promenade de l'Opéra-Garnier au Grand-Magasin Lafayette et le Printemps Haussmann, avec un détour par Place de la Concorde, est une balade dans le centre de Paris. Ce n’est pas le Paris historique de Île-de-la-Cité, mais le quartier des affaires et des arts qui s'est développé avec le remodelage de Paris par le préfet Haussmann et Napoléon III à la fin du XIXe siècle.
Le quartier que nous traversons est proche du Jardin des Tuileries et des champs Élysées, à mi-chemin entre la Seine et le pied de la Butte Montmartre. Les points de repère incluent El'église de la Madeleine et bien sûr le magnifique Opéra Garnier.
Paris avant les travaux initiés par Napoléon III et supervisé par le Préfet Haussmann
Le quartier que vous visitez est le résultat des travaux menés par le préfet Haussmann entre 1850 et environ 1880. Avant cela, Paris était presque encore une ville médiévale. Le préfet Haussmann n'a certainement pas été le premier à moderniser Paris. Cela avait été fait timidement sous le roi Henri IV (1608), puis sous Louis XIV, dans les années 1780 (destruction des maisons sur les ponts), sous Napoléon Ier, puis dans les années 1830, le préfet Rambuteau commença les travaux autour de l'Hôtel de Ville. Mais l'ampleur de ces modernisations n'a rien de commun avec les travaux haussmanniens.
En 1834, le réformateur social français Victor Considérant écrivait : « Paris est un immense atelier de putréfaction, où la misère, la peste et la maladie travaillent de concert, où ne pénètrent ni l'air ni le soleil. Paris est un mauvais endroit où les plantes se fanent et périssent, où six enfants sur sept meurent chaque année. Deux épidémies de choléra ravagent la ville en 1832 et 1848.
Dès 1850, la densité de population du quartier central des Halles, par exemple, approchait déjà les 100,000 habitants au kilomètre carré, dans des conditions d'hygiène très précaires. Sous Haussmann, 20,000 40,000 maisons furent démolies et plus de 1852 construites entre 1870 et XNUMX.
La promenade Opéra-Garnier au Grand-Magasin Lafayette et Bld Haussmann : au cœur des bouleversements générés par les travaux d'urbanisation du Préfet Haussmann
En XNUMX Napoléon III était déterminé à moderniser Paris. Ayant vécu à Londres de XNUMX à XNUMX, il avait vu une grande capitale dotée de grands parcs et de systèmes de drainage, et un pays transformé par la révolution industrielle. Il reprend les idées de Rambuteau de XNUMX, particulièrement sensible aux problèmes d'hygiène et d'assainissement. Ainsi, les travaux d'Haussmann se sont concentrés sur l'habitat, les égouts, l'approvisionnement et la distribution d'eau potable, les transports et l'esthétique de la ville.
Les travaux gigantesques commencèrent par le nivellement de buttes disséminées dans tout Paris. Il s'agissait d'assurer la continuité du profil des voies de circulation ouvertes. Ainsi, presque tout Paris fut en construction pendant vingt-cinq ans.
Si la postérité a retenu le nom de Préfet Haussmann, il était heureusement entouré d'ingénieurs et d'architectes compétents. L'architecte Deschamps dessine les nouvelles voies de circulation et veille au respect des règles de construction. Gabriel Davioud a conçu les théâtres de la place du Châtelet et les équipements urbains (dont beaucoup sont encore en activité). Charles Garnier construit l'Opéra Gabriel (aujourd'hui Opéra Garnier). Hittorff était responsable de la Gare du Nord et de la Place de l'Étoile (du Général de Gaulle), et François-Alexis Cendrier pour la Gare de Lyon.
L'ingénieur Belgrand a supervisé l'ensemble du nouveau système d'adduction d'eau et de drainage : 600 km d'aqueducs et le plus grand réservoir de stockage du monde au parc Montsouris, et 340 km d'égouts qui se déversaient loin en aval dans la Seine via un siphon sous la Seine au pont de l'Alma. (toujours en service aujourd'hui). Le gaz (distribution et éclairage) est confié à la Compagnie Parisienne de gaz. Enfin, Adolphe Alphand et le jardinier Jean-Pierre Barillet-Deschamps s'occupent des parcs et des plantations (Bois de Boulogne et Bois de Vincennes, 80,000 arbres sur certaines avenues, un square pour chacun des 80 quartiers de Paris, à dix minutes à pied de chaque Parisien).
La méthode Haussmannienne
Tout ce travail a été possible parce que l'administration de l'Empire a assoupli les règles qui s'appliquaient auparavant, économisant ainsi beaucoup de temps et d'argent. Premièrement, l'État a exproprié les propriétaires des terrains concernés par les projets de rénovation. Ensuite, les bâtiments ont été démolis et de nouvelles voies de communication ont été construites, équipées de systèmes d'eau, de gaz et d'égouts.
Contrairement à Rambuteau, Haussmann dut recourir à des emprunts massifs pour réunir les fonds nécessaires à ces opérations, de 50 à 80 millions de francs par an. À partir de 1858, la Caisse des travaux de Paris est l'outil de financement privilégié. L'État récupère l'argent emprunté en revendant les nouveaux terrains sous forme de lots séparés à des promoteurs, qui doivent construire de nouveaux bâtiments selon un cahier des charges précis. Dans le cadre de ce système, deux fois plus d'argent que le budget municipal de Paris était consacré chaque année à la construction.
Le préfet Haussmann a lui aussi vu les choses en grand. Lorsque, 30 ans plus tôt, Rambuteau avait creusé une nouvelle artère majeure au centre de la ville, les Parisiens avaient été étonnés par sa largeur : 13 mètres. Haussmannien relègue la rue Rambuteau au statut de voie secondaire, avec un réseau de nouvelles voies de 20, voire 30 mètres de large. L'avenue Foch, qui part de la place Charles de Gaulle, mesurait près de 120 mètres de large, avec ses contre-allées monumentales.
Les Pauses détente (texte à venir)
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