Le climat en France n’est pas uniforme. Bien que la France ne s’étende que sur 1 000 km du nord au sud, et un peu moins d’est en ouest, le climat, sans être radicalement différent d’une région à l’autre, présente des variations liées à la position géographique particulière du pays en Europe. Il est judicieux d’en tenir compte si vous êtes touriste, afin d’adapter vos vêtements et autres préparatifs pour profiter pleinement de votre séjour.
Pour en savoir plus :
En France, un climat généralement tempéré
Qu’est-ce que le climat ? Le climat est une représentation synthétique des conditions météorologiques qui caractérisent une région donnée. Il se définit par les valeurs moyennes, généralement sur 30 ans, de paramètres météorologiques (température, précipitations, vent, ensoleillement, etc.), mais aussi par les variations, les extrêmes et les phénomènes spécifiques comme le brouillard, les orages ou la grêle.
La France métropolitaine bénéficie globalement d’un climat tempéré.
Mais en réalité, et en affinant les résultats météorologiques, on dénombre 5 types de climats pour l’ensemble de la France métropolitaine.
Cinq grands types de climats en France
On distingue cinq grands types de climats en France métropolitaine :
océanique, le long des côtes de la Manche et de l’océan Atlantique (en vert sur la carte)
océanique altéré (ou dégradé), le climat de Paris (en jaune sur la carte)
semi-continental (dans les montagnes du centre – en noir) et semi-continental dégradé dans l’est de la France (en bleu clair)
montagnard, dans les Alpes à la frontière italienne et dans les Pyrénées à la frontière espagnole (en bleu foncé)
méditerranéen, sur les côtes bordant la mer Méditerranée (en rouge).
Pourquoi ce climat tempéré et nuancé en France ?
Plusieurs facteurs expliquent le climat de la France :
La France se situe dans l’hémisphère nord, traversée par le 45e parallèle de latitude, presque à l’extrémité sud-ouest du continent européen.
La France métropolitaine est bordée par quelque 5 500 km de côtes, qu’elles soient atlantiques (environ 4 100 km) ou méditerranéennes (1 694 km, dont la Corse 688 km), alors que le pays ne s’étend que sur 1 000 km du nord au sud et 950 km d’est en ouest.
De plus, un courant marin chaud, le Gulf Stream (ou dérive nord-atlantique), longe les côtes atlantiques.
Les vents dominants sont naturellement d’ouest, en raison de la rotation de la Terre, mais ils sont perturbés par la zone de haute pression de l’anticyclone des Açores et sa corollaire, la zone de basse pression.
La présence de hautes montagnes à l’est et au sud-est (Jura et Alpes) et au sud (Pyrénées).
Les montagnes de basse altitude du centre de la France (Massif central), de l’ouest de la Bretagne (Massif armoricain) et du nord-est (Vosges et Ardennes).
La présence d’une grande plaine centrale qui s’étend de la Belgique, traverse la région parisienne et l’Aquitaine, jusqu’à la chaîne des Pyrénées.
Des fleuves qui ont creusé des vallées depuis les Alpes et le Jura vers la Méditerranée et la mer du Nord, ou depuis le Massif central vers la mer du Nord ou l’Atlantique, ou encore depuis les Pyrénées vers l’Atlantique.
La présence de la Méditerranée dans le sud-est de la France, une mer presque fermée qui borde également l’Afrique.
Le 45e parallèle passe près de Bordeaux, Valence (France), située à 70 km au sud de Lyon et près de Grenoble. Cela représente environ 450 km au sud de Paris. La France s’étend entre les latitudes 42,5° au sud et 51° au nord.

Le 45e parallèle est l’endroit où la culture de la vigne en plaine est la mieux adaptée (avant que le réchauffement climatique ne modifie les conditions dans les années à venir), d’où les vins de Bordeaux et de la vallée du Rhône. C’est aussi la latitude moyenne (en degrés) à mi-chemin entre l’équateur et le pôle Nord. C’est là que se situent les climats et températures tempérés.
Aux États-Unis, le 45e parallèle passe au sud de Portland (Oregon), où la vigne est également cultivée, et au nord du lac Michigan, traversant l’État de New York et le Québec au Canada. Pourtant, leurs climats n’ont que peu de points communs avec celui de la France. Pourquoi ? Voir ci-dessous.
La France est entourée d’eau – Impact sur le climat en France
L’eau a un effet thermorégulateur. Les océans « absorbent » la chaleur en été et la restituent en hiver. Ainsi, les terres qu’ils bordent bénéficient de ce décalage océanique, qui « adoucit » les écarts de température entre l’hiver et l’été.

La France métropolitaine est bordée par environ 5 500 km de côtes, que ce soit sur l’Atlantique (environ 4 100 km) ou la Méditerranée (1 694 km, dont 688 km pour la Corse), alors que la France ne mesure que 1 000 km du nord au sud et 950 km d’est en ouest.
La présence de la Méditerranée dans le sud-est de la France, une mer presque fermée, est réchauffée par les températures élevées rencontrées sur les côtes africaines. Elle constitue un réservoir de chaleur dont l’influence se fait particulièrement sentir sur la Côte d’Azur et dans le sud-est du pays (ainsi qu’en Italie et en Espagne).
La conséquence directe de la présence des océans et des mers sur le climat est que les températures de l’eau évoluent lentement avec les saisons, réchauffant les terres en hiver et les rafraîchissant en été. En revanche, les océans sont à l’origine d’une évaporation intense sur de vastes surfaces, entraînant des précipitations souvent brèves mais répétées (climat océanique) lorsque les vents soufflent en provenance de la mer.
Le courant atlantique du Gulf Stream et le climat en France
Il existe également un courant marin appelé Gulf Stream (ou dérive nord-atlantique). Ce courant océanique chaud est connu depuis le XVIe siècle des navigateurs revenant des Amériques.

Il est d’une puissance extraordinaire (déplaçant environ 20 millions de mètres cubes d’eau par seconde) et constant. Il prend sa source dans les Caraïbes, longeant la côte sud des États-Unis.
Au cap Hatteras, en Caroline du Sud (États-Unis), il change complètement d’aspect, se désintégrant en une multitude de tourbillons océaniques parfaitement visibles depuis les satellites.
Il fait partie d’un ensemble plus vaste appelé le gyre de l’Atlantique. Environ 20 % de ces masses d’eau, entraînées par les vents et la rotation de la Terre (équivalant à 20 fois le débit de l’Amazone), traversent le bassin atlantique d’ouest en est. Une partie continue vers le nord, tandis que le reste s’écoule vers le sud.
Ce n’est donc pas le Gulf Stream dans son intégralité qui vient lécher les côtes européennes, mais un ensemble de courants et de tourbillons mathématiquement agrégés, appelé circulation thermohaline de l’Atlantique (Amoc). Résultat : l’eau de l’Atlantique est plus chaude qu’elle ne le devrait. Les terres qu’elle baigne en profitent, bénéficiant de cette chaleur supplémentaire. La côte ouest de la France en est un exemple.
L’influence de l’anticyclone des Açores sur le climat en France
En raison de la rotation de la Terre, la circulation atmosphérique s’effectue d’ouest en est. Les vents dominants en France proviennent donc normalement de l’ouest.
Pourtant, les vents d’ouest sont doux en France. En effet, en traversant l’océan, l’air se réchauffe davantage que s’il avait survolé des terres. Par exemple, le vent d’ouest est froid dans l’est des États-Unis, car il a parcouru des milliers de kilomètres au-dessus du continent. Ce n’est pas le cas sur les côtes européennes, après que l’air a traversé les milliers de kilomètres du nord de l’Atlantique.
Mais rien n’est si simple. Le vent d’ouest dominant est perturbé par la zone de haute pression atmosphérique appelée anticyclone des Açores (A) et son corollaire, la zone de basse pression (D). À noter que l’anticyclone tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, tandis que la dépression tourne dans le sens inverse.
Les anticyclones prennent naissance par l’évaporation intense liée aux températures tropicales (latitudes comprises entre 30° de part et d’autre de l’équateur), ce qui crée une zone de dépression en surface (dans les tropiques). Cela aspire l’air en altitude, qui remonte ensuite vers le nord en direction de l’Islande. L’air se refroidit alors et redescend vers la surface terrestre, générant une surpression atmosphérique en basse altitude. Cette masse d’air « plus lourde » se traduit par les hautes pressions caractéristiques de l’anticyclone.
L’anticyclone des Açores se forme grâce à l’évaporation de la zone tropicale des Açores – d’où son nom, qui devient anticyclone des Bermudes du côté américain, car cette zone se déplace vers les Bermudes en hiver. Selon la saison et la température des régions environnantes (sur quelques milliers de kilomètres), la zone de « haute pression » marquée A sur les cartes ci-dessous se déplace plus ou moins vers le nord de l’Europe, plus ou moins au-dessus de l’Atlantique, voire à l’intérieur du continent européen.
Selon la position des zones de haute et basse pression (marquée D sur les cartes), l’anticyclone bloque l’arrivée directe des vents d’ouest. Les vents suivent toujours naturellement (et physiquement) le trajet allant des hautes pressions (A) vers les basses pressions (D). Ainsi, les flux d’air sur la France peuvent finalement provenir de presque toutes les directions, à l’exception de l’est (ou très rarement).
Positions des hautes (A) et basses (D) pressions par rapport à la France : vent de sud-ouest
Positions des hautes (A) et basses (D) pressions par rapport à la France : vents du sud et de l’est (Sirocco en provenance du Sahara). Thalweg = basse pression

Positions des hautes (A) et basses (D) pressions par rapport à la France : vents du nord (en provenance de Russie et de Sibérie)

Positions des hautes (A) et basses (D) pressions par rapport à la France : vents d’ouest et du sud-ouest pluvieux
Ainsi, la position de l’anticyclone des Açores influence grandement le climat en France. Cela rend d’autant plus difficile la prévision des températures et des précipitations, car cette position varie selon les saisons (même si elle suit certaines « règles »), voire d’une semaine à l’autre, ou d’un jour à l’autre au sein d’une même saison.
Relief, montagnes jeunes et anciennes en France et climat
Le relief n’a pas seulement un impact direct sur son propre climat (de montagne), mais aussi sur celui des régions environnantes, comme les plaines et les vallées. Il est donc judicieux pour les touristes visitant la France de bien se renseigner sur les massifs montagneux qu’ils traverseront ou où ils séjourneront.
Les Alpes bordent la Suisse et l’Italie à l’est. Elles s’étendent jusqu’en Liechtenstein, en Autriche, dans le sud de l’Allemagne et en Slovénie. Ce sont des montagnes jeunes, formées durant le Mésozoïque (-252 à -66 millions d’années) et le Cénozoïque (depuis -66 millions d’années). Les Alpes culminent à 4 806 mètres au mont Blanc. On y dénombre 82 sommets majeurs dépassant les 4 000 mètres d’altitude (48 en Suisse, 38 en Italie et 24 en France). Les cols reliant les vallées et les pays dépassent souvent les 2 000 mètres d’altitude. Les Alpes forment une barrière de 1 200 kilomètres entre la mer Méditerranée et le Danube.
Le massif du Jura, datant de l’ère quaternaire (-2 millions à -20 000 ans), culmine à 1 720 m (Crêt de la Neige). Il marque la frontière avec une partie de la Suisse.
Les Vosges, au nord-est, comptent 14 sommets dépassant les 1 300 m (1 424 m au Grand Ballon, point culminant). Cette ancienne chaîne hercynienne, formée il y a 300 millions d’années, est composée de granite et de roches volcaniques. Fortement érodée durant l’ère secondaire, ce massif ancien a été soulevé durant l’ère tertiaire par la formation des Alpes, avant de s’affaisser en son centre pour former le fossé rhénan (permettant au Rhin de s’écouler). Les Vosges et la Forêt-Noire en Allemagne résultent de cet effondrement du Rhin. Elles témoignent de l’une des gigantesques failles actives qui ont fracturé l’Europe il y a soixante-cinq millions d’années, au début de l’ère tertiaire.
La chaîne des Pyrénées, au sud, entre la France et la péninsule Ibérique (Espagne). Longue de 430 kilomètres, elle s’étend de la mer Méditerranée (Cap de Creus) au golfe de Gascogne (Cap Higuer). Elle culmine à 3 404 mètres au pic d’Aneto (Espagne). Les Pyrénées sont une jeune chaîne de montagnes appartenant à la ceinture alpine – datant d’environ 40 millions d’années, mais dont la formation a débuté au Campanien (entre 80 et 70 millions d’années) – née de la collision de deux plaques tectoniques, la plaque ibérique et la plaque européenne.
Les Pyrénées sont artificiellement divisées en Pyrénées occidentales, centrales et orientales. La partie centrale abrite les plus hauts sommets dépassant les 3 000 mètres, comme l’Aneto (point culminant des Pyrénées à 3 404 mètres) et le Vignemale (point culminant côté français à 3 298 mètres). Les passages entre la France et l’Espagne sont peu nombreux (col de Puymorens).
Le Massif central est la chaîne de montagnes située au centre de la France. Moins élevée car plus ancienne et usée par l'érosion, elle culmine à 1 885 mètres au sommet volcanique du Puy de Sancy (sud-ouest du Puy-de-Dôme). Dans son ensemble, le Massif central est un ancien massif hercynien composé principalement de roches granitiques et métamorphiques. Il s'est formé il y a 500 millions d'années, bien que les causses et surtout les reliefs volcaniques soient plus récents. En effet, lorsqu'il s'est formé il y a 250 à 300 millions d'années, les Alpes sont entrées en collision avec le flanc est du Massif central pour le soulever (et le développement des Alpes vers les Pyrénées, 180 millions d'années plus tard, a fait de même dans la partie sud-est).
En conséquence, de nombreux volcans sont apparus dans la partie nord du Massif central, qui est devenue un « champ » volcanique. Aujourd’hui, on en dénombre 80 (éteints), soit la majorité des volcans de France métropolitaine. Cette zone est connue sous le nom de « Chaîne des Puys », une région touristique et de randonnée. S’étendant sur 35 km, elle comprend 80 volcans dont la hauteur varie de 50 m à 500 m, sur un plateau granitique situé à 1 000 mètres d’altitude. Ce groupe le plus septentrional est le plus jeune : entre 95 000 et 8 500 ans (7 000 ans si l’on inclut le Pavin).
Le Massif armoricain, en Bretagne, correspond à la phase orogénique bretonne, datant du début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 millions d'années. L’érosion a fait que les points culminants dépassent rarement 400 mètres d’altitude.
Les Ardennes sont un petit massif ancien et aujourd’hui érodé, situé entre la France, le Luxembourg et la Belgique. La plus ancienne phase orogénique des Ardennes a mis fin au plissement calédonien et initié le plissement hercynien (au début du Dévonien inférieur, ou Gedinnien, il y a environ 400 millions d'années). Les points culminants se situent entre 500 et 600 m, le plus haut atteignant 694 m au « Signal de Botrange » en Belgique.
Le Morvan. C’est la plus petite région de moyenne montagne de Bourgogne-Franche-Comté, bordée par les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne. Il couvre une superficie de seulement 5 000 km², à basse altitude (400 à 901 m, avec une altitude moyenne d’environ 600 m). C’est un vestige du Massif hercynien, comme le Massif central et le Massif armoricain. Il forme une barrière entre le Bassin parisien et la vallée de la Saône, et donc le Rhône, ce qui a nécessité des travaux routiers et ferroviaires (TGV) coûteux pour le traverser.

Rivières et vallées de France
En France, chaque montagne draine ses eaux via un ou plusieurs fleuves.
La formation des montagnes a naturellement conduit à évacuer les précipitations le plus directement possible vers l’océan Atlantique et la mer Méditerranée. Les fleuves ont ensuite creusé les vallées entre les massifs. Cela a contribué à définir les principaux axes de communication du pays, dont la plupart empruntent ces vallées.
La vallée du Rhône et son fleuve, le Rhône, dont la source se situe dans les Alpes suisses.
La vallée de la Garonne et son fleuve homonyme, dont la source se trouve dans les Pyrénées.
La vallée de la Loire et son fleuve, qui prend sa source dans le Massif central.
La vallée de la Seine et son fleuve prenant naissance dans la région du Morvan.
La plaine d’Alsace et son fleuve, le Rhin. Sa source se situe dans les Alpes suisses, non loin de celle du Rhône. Il traverse le Liechtenstein, puis l’Autriche, revient en Suisse, sert de frontière entre la France et l’Allemagne, puis pénètre aux Pays-Bas où il se jette dans la mer du Nord en se mêlant à la Meuse, dont la source se trouve dans les Vosges, à proximité de la Saône, un affluent du Rhône.
Les vallées ont créé des conditions climatiques spécifiques : des températures douces comme dans la vallée de la Loire (climat angevin) ou le mistral qui « descend » du nord dans la vallée du Rhône, ou encore un climat continental dans la vallée du Rhin (froid en hiver, chaud en été).
La grande plaine du centre de la France métropolitaine
Cette immense plaine, presque au cœur de la France, s’étend de la Belgique jusqu’à la chaîne des Pyrénées, à la frontière espagnole au sud. Elle englobe la région parisienne (Ville de Paris) et l’Aquitaine (Bordeaux). Cette plaine est balayée par des vents dominants d’ouest en provenance de l’Atlantique, plutôt doux mais souvent humides. Toutefois, pour certaines positions de l’anticyclone des Açores, cela laisse la porte grande ouverte aux vents en provenance d’Europe du Nord ou de Russie et de Sibérie, ce qui est moins agréable en hiver.
Le climat océanique altéré de Paris, en Île-de-France
Le climat océanique altéré est une zone de transition entre les climats océanique, montagnard et semi-continental. Les écarts de température entre l’hiver et l’été s’accentuent à mesure qu’on s’éloigne de la mer. Les précipitations sont moins importantes qu’en bord de mer, sauf à proximité des reliefs. Le climat océanique altéré concerne les contreforts ouest et nord du Massif central, le Bassin parisien, la Champagne, l’est de la Picardie et les Hauts-de-France. Paris en est un parfait exemple.
Le climat parisien dans la plaine du Bassin parisien
Paris bénéficie d’un climat océanique, bien que l’influence océanique y soit bien plus marquée que l’influence continentale. Entre 1981 et 2010, cela se traduit par des étés assez chauds (du 1er juin au 31 août) (moyenne de 19,7 °C), des hivers doux (du 1er décembre au 28 février) (moyenne de 5,4 °C), avec des pluies fréquentes en toutes saisons et un temps changeant, mais des précipitations moins abondantes (637,4 mm) qu’en bord de mer.
On observe également quelques pics de température (influence continentale) en plein hiver (lorsque l’anticyclone laisse passer les vents en provenance de Sibérie) ou en été (quand l’anticyclone des Açores favorise la remontée des vents en provenance du Sahara).
L’urbanisation croissante de Paris a entraîné une hausse supplémentaire des températures (+2 °C en moyenne annuelle par rapport aux zones boisées), ainsi qu’une réduction (voire une disparition) du nombre de jours de brouillard. Cependant, lorsque la température dépasse les 30 °C, la faible humidité et le point de rosée rendent la chaleur supportable.
L’ensoleillement atteint 1 689,6 heures par an, ce qui reste relativement faible (1 595 heures dans les Monts d’Arrée, en Bretagne, 2 917 heures à Toulon, dans le Sud).
Les vents sont généralement modérés (cinquante jours avec des rafales dépassant 50 km/h), et soufflent majoritairement de l’ouest/sud-ouest. Cependant, il y a toujours des exceptions. Le 26 décembre 1999, lors de la première grande tempête ayant balayé l’Europe, des rafales de plus de 220 km/h ont été enregistrées au sommet de la tour Eiffel (record absolu de vitesse instantanée depuis le début des mesures météorologiques en 1873).
Les 637,4 mm de précipitations sont très régulièrement répartis tout au long de l’année, avec des valeurs extrêmes de 41,2 mm en février et 63,2 mm en mai. Paris compte en moyenne 111,1 jours de pluie par an, mais ceux-ci restent peu intenses. En moyenne, on dénombre 18 jours d’orage par an, principalement entre mai et août.
Depuis le début des relevés à la station de Parc Montsouris (sud de Paris), l’année la plus sèche fut 1921, avec 271,4 mm, et la plus humide, 2000, avec plus de 900,8 mm.
Les chutes de neige surviennent 12 jours par an, mais rarement plus d’une partie de journée à Paris intra-muros.
Graphique des températures annuelles à Paris
En moyenne, les températures dépassent 25 °C 50 jours par an, et 30 °C seulement 11 jours par an. En raison de la forte urbanisation de l’agglomération, la température à Paris peut être supérieure de 4 °C à celle des banlieues les plus éloignées la nuit et au lever du soleil.
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Où trouver les prévisions météo pour Paris ?
Les informations ci-dessus proviennent de notre article Prévisions météo de Paris, à 15 jours, tendances sur 3 mois.
Cet article propose également une prévision météo de Paris heure par heure jusqu’à 15 jours, ainsi qu’une tendance sur 3 mois, particulièrement utile et importante pour tout visiteur de Paris :
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